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Critique

Absolument époustouflant : « Crimson Desert » est le « GTA » des jeux de rôle fantasy

Philipp Rüegg
18/3/2026
Traduction : Marie-Céline Berthou

« Crimson Desert » tient les alléchantes promesses de ses bandes-annonces. Ce jeu de rôle fantastique est une merveille.

Un univers de jeu gigantesque, un graphisme qui m’arrache quelques larmes, des dragons et des ours chevauchables, des énigmes originales et une histoire captivante, un système de combat spectaculaire associant magie, combat à l’épée et… du catch ? Tout ce que Crimson Desert nous a montré avant sa sortie semblait trop beau pour être vrai. Le studio sud-coréen Pearl Abyss a certes prouvé avec son MMO Black Desert qu’il maîtrisait les jeux de rôle fantastiques de grande envergure. Mais un RPG solo est tout de même très différent d’un MMO auquel on peut désormais jouer sur son smartphone.

Pourtant, Crimson Desert tient ses promesses, et comment ! Après plus de 50 heures de jeu, je n’ai fait qu’effleurer la surface, mais je sais qu’on tient là un chef-d’œuvre.

Le jeu se met toutefois des bâtons dans les roues tout seul. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’entrée en matière est étrange. Tout va très vite : le camp de mon clan, les Crinières grises, subit une attaque. Le personnage principal Kliff est supposé être mortellement blessé après être passé par-dessus la falaise à la Aragorn. Ensuite, il y a un saut dans le temps et me voilà assis au bord d’une rivière, chez une famille de pêcheurs qui m’a sauvé. Trente secondes plus tard, je me retrouve face à deux cadavres après l’agression de mon sauveur par deux brutes épaisses (pure légitime défense évidemment). Dans les minutes qui suivent, je poursuis un chat disparu sur le toit d’une maison, je m’improvise ramoneur et je sauve des égouts une femme qui s’avère être une sorcière.

Tout ça est censé servir de tutoriel, mais l’enchaînement est tellement incohérent et frénétique que j’en reste perplexe. Kliff a autant de personnalité qu’un portemanteau et passe son temps à faire la grimace comme s’il avait senti un pet. Ce point ne changera pas, mais le reste du jeu s’améliore de minute en minute.

« Qui a pété ? » Kliff, le personnage principal, n’a qu’une seule expression faciale dans son répertoire.
« Qui a pété ? » Kliff, le personnage principal, n’a qu’une seule expression faciale dans son répertoire.

Complètement dépassé par les événements

Au début, je suis complètement submergé par Crimson Desert. D’une part visuellement, parce que le jeu est sublime, et d’autre part sur le plan gaming. Il semble trop complexe et trop beau pour être vrai. Cette magie ne se dissipe jamais complètement.

Pearl Abyss déballe de nouvelles mécaniques toutes les minutes. Une petite heure après l’agression, ma guérison express et le mini-tutoriel qui suit, je me retrouve dans un mystérieux monde de science-fiction appelé Abysses. Celui-ci flotte à des kilomètres au-dessus de Pywel (le monde de Crimson Desert).

Je fais partie des rares élus qui peuvent pénétrer dans le monde céleste des Abysses.
Je fais partie des rares élus qui peuvent pénétrer dans le monde céleste des Abysses.

Les parallèles avec The Legend of Zelda : Tears of the Kingdom sont évidents. J’obtiens ensuite la force axiomatique, un lasso énergétique me permet de déplacer les objets comme par télékinésie. Je possède aussi une force naturelle avec laquelle je projette des objets et des ennemis à la façon d’un Jedi. Celle-ci me permet d’ailleurs de résoudre ma première énigme. La sorcière des égouts réapparaît et m’offre une cape qui me permet de voler ! Quelques instants plus tard, je saute du monde céleste et retrouve la terre ferme à toute vitesse.

Ça ne fait même pas une heure que je joue et j’ai déjà besoin d’une antisèche tellement il y a de raccourcis clavier. Le système de combat, de compétences et de déplacement requiert une agilité des doigts qui me permettrait de me produire dans un cirque. J’appuie souvent sur trois touches en même temps ou sur des combinaisons de différentes touches, parfois en les maintenant enfoncées suivies d’une brève pression. Il y en a toujours une nouvelle et je consulte régulière mon arbre de compétences parce que je n’arrive pas à tout retenir. Je suis surpris de voir à quel point je m’en sors bien, mais mieux vaut que je ne fasse aucune pause, sinon je vais tout oublier.

Ma cape magique me permet de voler tant que mon endurance le permet.
Ma cape magique me permet de voler tant que mon endurance le permet.

En même temps, j’en serais bien incapable, il y a tant à faire ! Un coup d’œil sur la carte révèle rapidement que le monde de Crimson Desert est gigantesque. Je tombe constamment sur de nouvelles distractions en dehors de la quête principale.

Un paysage à perte de vue

Les studios aiment bien utiliser des superlatifs pour vanter leurs jeux à monde ouvert. Pourtant, la taille ne fait pas tout. Même après 50 heures de jeu, je n’ai exploré qu’une infime partie de Crimson Desert et ce monde me fascine toujours ; c’est là le meilleur compliment que je puisse faire au jeu.

Cela me rappelle la belle époque de World of Warcraft en 2005. J’ai passé des heures à explorer de nouvelles régions lorsque le monde de Blizzard était encore inédit et mystérieux. J’avais l’impression d’être un explorateur. C’est exactement ce que je ressens dans Crimson Desert. Où que je regarde, j’aperçois quelque chose que je veux explorer. Que cache la gigantesque tour blanche au sommet de la montagne ? Est-ce un dirigeable que j’aperçois ? Quelle est la profondeur de ce canyon tortueux ? Quand a lieu la prochaine représentation du cirque avec les cracheurs de feu et qui habite dans ce château kitsch digne de Disney ?

Je crois que je me suis égaré, je ne voulais pas atterrir dans « Fallout ».
Je crois que je me suis égaré, je ne voulais pas atterrir dans « Fallout ».

Je ne me lasse pas du monde. Pearl Abyss a réussi un véritable tour de force. La richesse de détails des décors et la diversité de la faune et la flore sont à couper le souffle. La seule chose qui m’agace, c’est le vent constant qui fait voltiger les feuilles et les arbres comme lors d’un ouragan.

Voir un jeu aussi abouti force tout de même le respect. Si Rockstar devait un jour sortir un jeu de rôle fantasy, c’est comme ça que je l’imagine. Je peux passer une soirée entière à chevaucher et je ne fais que découvrir un petit morceau de la carte. Au début, je dois trouver la motivation en moi. La quête principale se déroule quasiment dans une seule région pendant la première moitié du jeu. Il y en a quatre autres, dont le Crimson Desert qui donne son titre au jeu, une étendue désertique où un énorme golem de pierre me surprend à la première occasion. Plus au sud, près des dirigeables, d’étranges machines-insectes dominent le pays. Plus au sud encore, des dragons sillonnent le ciel, mais je n’ai pas encore réussi à en capturer un.

Le monde de « Crimson Desert » est un paradis pour les explorateurs.
Le monde de « Crimson Desert » est un paradis pour les explorateurs.

Éveiller ma curiosité constitue la qualité première d’un jeu en monde ouvert. Je ne suis pas seulement récompensé par de beaux endroits ; je tombe parfois sur des coffres au trésor, une veine de minerai de métal rare ou une énigme qui me donne des artefacts des Abysses et me permet de débloquer de nouvelles compétences. Crimson Desert ne possède pas de système traditionnel avec des niveaux et des points d’XP.

Les énigmes sont rarement compliquées, mais toujours variées. Tantôt c’est un jeu du moulin où je dois positionner correctement les pions, tantôt une porte secrète à ouvrir en activant plusieurs mécanismes dans un bâtiment. Derrière une porte cachée dans la roche, qui rappelle furieusement l’entrée de la Moria dans Le Seigneur des anneaux, un dragon me fait face… Ouf, c’est une statue. Devant lui se trouve une fosse avec trois interrupteurs rotatifs que je n’ai toujours pas compris comment positionner. Une fresque à moitié effacée me donne certes des indices, mais je n’arrive pas encore à me sortir cet échec de la tête, pas plus que les quelque mille autres quêtes en suspens que je veux encore accomplir.

Ce puzzle a l’air plus compliqué qu’il ne l’est réellement. Même moi, j’ai réussi à le résoudre et je ne suis même pas sûr de savoir jouer au moulin.
Ce puzzle a l’air plus compliqué qu’il ne l’est réellement. Même moi, j’ai réussi à le résoudre et je ne suis même pas sûr de savoir jouer au moulin.

L’univers me fascine, mais il manque hélas un peu de vie. Je rencontre divers êtres vivants, comme des humains, des trolls ou des shai qui ressemblent à des elfes. Mais je n’ai aucune idée de leur histoire, de leurs relations et de ce qui les préoccupe (en dehors des bandits). En effet, tous les habitants de Pywel vivent dans la peur permanente des bandits. Les différents livres et parchemins que je glane me donnent des informations, mais je veux vivre pleinement ce monde et non lire à son propos. Au moins, il est rempli d’une diversité d’animaux à faire pâlir n’importe quel zoo : moutons, kiwis, insectes, tout y passe. Ces derniers me permettent même de créer des teintures. Cela m’amène au prochain gros élément de Crimson Desert.

Un système saturé

La complexité des commandes évoquée au début est liée aux innombrables systèmes que propose Crimson Desert. Je suis loin de les avoir tous découverts, et encore moins de les avoir entièrement compris. On retrouve des choses classiques : un système d’escalade basé sur l’endurance, la gestion de base, la recherche, l’extraction de minerais, l’abattage d’arbres, la pêche, la cuisine, et ainsi de suite. Je pourrais écrire plusieurs pages rien que sur ce sujet.

Les montures à elles seules mériteraient un chapitre entier : non content de sprinter, de maîtriser le double saut ou de ruer sur commande, mon cheval est même capable de faire des dérapages. Hue ! Je peux carrément me propulser dans les airs depuis ma selle et activer ma cape de vol.

Je n’ai que le canasson standard pour l’instant, mais le jeu compte presque 30 montures.
Je n’ai que le canasson standard pour l’instant, mais le jeu compte presque 30 montures.

Je me sers aussi régulièrement d’une lampe. Pas comme source de lumière, mais pour révéler des souvenirs à des endroits précis. Je consulte ces derniers en enfilant un casque doré appelé Visione. Un hologramme de ce qui s’est passé s’impose alors à moi.

Pour voler des trucs, je dois d’abord mettre un masque. Je me demande encore à quoi il sert précisément, mais bon. En effet, même dans un repaire de bandits où il n’y a pas un chat, ma réputation diminue si je chaparde quelque chose.

Ma réputation me permet de gagner des sous que je peux échanger contre un équipement spécial au magasin dans les grandes villes.

Au moins, le casque cache les grimaces de Kliff.
Au moins, le casque cache les grimaces de Kliff.

Pour cuisiner un plat, il me faut absolument une recette en plus des bons ingrédients et d’un feu. Et comme pour les plans de forge ou d’autres documents importants, il ne suffit pas de les trouver. Je dois les équiper et les inspecter avec L1/LB pour en extraire les informations.

Avec de bons petits plats, les combats contre les boss seront du gâteau.
Avec de bons petits plats, les combats contre les boss seront du gâteau.

Dans Crimson Desert, j’améliore mon personnage grâce à un équipement et à des artefacts provenant des Abysses. Ces derniers fonctionnent comme des points d’amélioration que je peux investir dans mon arbre de compétences. Je les obtiens entre autres pour des quêtes, des boss vaincus, des énigmes dans les Abysses ou des défis. Ces derniers se débloquent grâce à des artefacts scellés qui prennent la forme de cubes gris. Il me faut par exemple glisser sur 100 mètres, donner 50 coups de lance en 30 secondes ou griller un tricheur au Seotda, un mini-jeu ressemblant au poker. Le plus simple pour trouver ces cubes des Abysses est d’appuyer simultanément sur R1/LB et R2/RB. Mon épée se met à luire et les endroits cachant des artefacts ou un point de téléportation s’illuminent en bleu. Si je condense la lumière, l’épée me sert même de briquet.

Dans Red Dead Redemption 2, j’aimais déjà le fait que beaucoup de choses nécessitaient une manipulation. Cela rend le monde plus palpable et cela vaut aussi pour Crimson Desert. Tous ces systèmes et mécanismes ont hélas pour conséquence de surcharger les menus ; même la sélection et l’utilisation d’une pioche nécessitent plusieurs étapes !

Réfléchir la lumière avec mon épée permet de dévoiler les artefacts des Abysses et les points de téléportation.
Réfléchir la lumière avec mon épée permet de dévoiler les artefacts des Abysses et les points de téléportation.

Épée, massue ou prise de catch

Je suis frappé par la puissance des combats dès mon premier affrontement. Les ennemis sont projetés en arrière lorsqu’ils sont touchés et se télescopent si j’en atteins plusieurs avec une attaque de zone. Parfois, je décide de jeter mes ennemis du haut d’une falaise pour faire le ménage. Quel délice. Je peux même faire du catch, y compris des dropkicks ou des bodyslams. Mon truc préféré du moment : le grand balayage. Pour cela, je dois effectuer un coup de pied écrasant et, juste avant d’atterrir, appuyer sur triangle et rond ou Y et B pour saisir ma victime par les jambes et la faire tournoyer. Cette manœuvre fauche des hordes entières d’ennemis.

Kliff n’est pas du genre bavard.
Kliff n’est pas du genre bavard.

Je dois encore trouver le bon timing pour les esquives. Elden Ring et Cie m’ont habitué à esquiver au dernier moment, mais dans Crimson Desert, je dois m’y prendre plus tôt, ce qui me semble peu naturel. Lors de certains combats contre des boss, les attaques ne sont pas toujours lisibles. Dans le cas de l’invocateur de corbeaux, les animations de plumes m’empêchent de voir clairement s’il est en train de trébucher, s’il s’apprête à attaquer ou s’il attend. Mais dans l’ensemble, le système de combat est précis et varié.

Les différentes armes y sont pour beaucoup : épées à une main, masses, haches, lances, arcs, armes à feu… À cet arsenal s’ajoutent des attaques magiques élémentaires comme le coup de pied météorite, le bouclier de glace ou la frappe de braise. Je n’ai encore rien appris de tout cela, car je ne suis apparemment pas encore assez avancé.

Il faut varier les tactiques pour venir à bout des différentes créatures de « Crimson Desert ».
Il faut varier les tactiques pour venir à bout des différentes créatures de « Crimson Desert ».

Les pouvoirs spirituels servent aussi au combat. En plus de m’offrir des possibilités de contre-attaque et d’esquive supplémentaires, ils me permettent de parer les flèches ou de repousser les ennemis avec le coup de paume.

Comme si cela ne suffisait pas, je débloque au cours du jeu des personnages supplémentaires qui possèdent leurs propres styles de combat et arbres de compétences. Seuls les points investis en endurance, santé et esprit s’appliquent à tous les personnages. Je viens juste de débloquer Damiane. Elle privilégie les armes à feu et possède un bouclier qu’elle peut lancer comme Captain America. Je vais sûrement débloquer un combattant à la hache ensuite, car j’ai déjà quelques armes de ce type que Kliff ne peut utiliser.

Mais jusqu’à présent, je n’ai pas eu envie d’essayer Damiane. Soit je dois passer de nombreuses heures à collecter des artefacts abyssaux en plus pour elle, soit je réinitialise toutes les compétences, ce qui gaspille une ressource très limitée. Pourquoi tous les personnages ne peuvent-ils pas utiliser les améliorations séparément ?

Les personnages supplémentaires comme Damiane possèdent leurs propres arbres de compétences.
Les personnages supplémentaires comme Damiane possèdent leurs propres arbres de compétences.

Bémol pour l’histoire et la gestion des personnages

Je ne vous ai encore rien dit sur le personnage principal et le scénario. La raison en est simple : les deux sont ennuyants. Le doublage en anglais est super, Kliff est doublé par Alec Newman qui avait prêté sa voix à Adam Smasher dans Cyberpunk 2077. Mais son super accent écossais ne peut rien face à ce personnage sans goût et sans saveur. Pareil pour l’histoire. Les Crinières grises, le clan de Kliff, sont en guerre contre les Ours noirs. Ces derniers sont d’ailleurs un fléau pour le monde entier. Après la quasi-extinction des Crinières grises au début du jeu, Kliff tente de rallier les survivants.

Il est évident que Pearl Abyss cherche à créer une famille choisie comme Red Dead Redemption 2. Mais les Crinières grises auraient plutôt dû s’appeler les Souris grises, tant ses membres manquent de personnalité. À part un ivrogne agaçant, aucun personnage ne me vient en tête.

Mon camp ne cesse de s’agrandir, mais ses occupants sont d’un ennui mortel.
Mon camp ne cesse de s’agrandir, mais ses occupants sont d’un ennui mortel.

Je n’en suis qu’à la moitié de l’histoire, mais jusqu’à présent, elle ne m’a rien offert de mémorable. Je dois dégommer les méchants, c’est tout. Au moins, les combats contre les boss sont mis en scène de manière spectaculaire, il y a d’énormes batailles de siège et plein d’autres scènes qui valent la peine d’être vues.

Un autre défaut concerne la conception des personnages, ou plutôt le style graphique. Par moments, le jeu a du mal à me faire comprendre ce qu’il attend de moi. Je me suis retrouvé bloqué dès le début, lorsque j’ai dû sauter sur des plateformes flottantes dans le monde céleste : l’une d’elles est manifestement trop haute pour sauter dessus. J’ai appris peu de temps avant à pivoter des plaques à l’aide de la force axiomatique pour rediriger l’énergie. J’essaie donc de faire ça, pour me rendre compte au bout de cinq minutes que j’aurais dû sauter.

Lors d’un combat de boss contre une sorte de monstre de brume volant, je n’avance que grâce aux conseils du Discord. Vu le nombre de commentaires, je ne suis pas le seul à galérer. La solution consiste en fait à se catapulter dans les airs, puis à voler, puis à viser le monstre et enfin à l’attaquer avec le coup de paume. Il suffisait d’y penser ! Le comble, c’est que le jeu a affiché juste avant une technique pour aveugler l’adversaire, me mettant ainsi sur une fausse piste en plus de m’indiquer la mauvaise touche.

Au lieu de rester planté là à bayer aux corneilles, il fallait juste voler. Mais le jeu ne donne pas des consignes très précises.
Au lieu de rester planté là à bayer aux corneilles, il fallait juste voler. Mais le jeu ne donne pas des consignes très précises.

À un autre moment, je dois escalader une tour. Pour ce faire, je dois recourir à une mécanique que je n’ai plus utilisée depuis une bonne trentaine d’heures. Je dois canaliser un flux d’énergie, mais les circuits conducteurs sont malheureusement invisibles sur les plaques pivotantes. Je perds presque une heure sur quelque chose qui pourrait être terminé en cinq minutes. Parfois, Crimson Desert me complique inutilement la vie. C’est frustrant, mais c’est heureusement très rare sur la durée totale du jeu.

« Crimson Desert » est disponible depuis le 20 mars sur PC, Mac, PS5 et Xbox Series X/S. J’ai testé la version PC qui m’a été mise à disposition par Pearl Abyss.

Bilan

Un jeu de rôle qui ne vous lâchera plus

L’ambitieux Crimson Desert tient finalement toutes ses promesses. Je n’avais encore jamais vu un monde ouvert aussi impressionnant, avec une telle richesse de détails et une telle diversité. Je peux vadrouiller des heures durant et toujours découvrir de nouvelles choses, je veux juste passer mon temps à explorer tous les recoins. Le moteur Black Space signe une esthétique sensationnelle.

À cette vie de vagabond s’ajoute une multitude infinie d’activités et de systèmes. Je ne sais même pas par où commencer, ça donne un peu le tournis au début. Avec le temps, les systèmes s’imbriquent de mieux en mieux et ne donnent pas l’impression d’être superflus.Les combats sont présents avec un bon dosage, le système de combat est tellement varié et impressionnant qu’on ne s’en lasse pas. Les personnages supplémentaires seraient presque de trop.

Je ne suis pas surpris, mais quand même déçu par l’histoire. Comme tous les personnages que j’ai rencontrés jusqu’à présent, elle est plate et prévisible. Au moins, les méchants sont caricaturaux à souhait et me donnent envie de leur clouer le bec.

Si vous cherchez le terme « monde ouvert » dans un dico (ça existe encore ?), la définition contient sans nul doute Crimson Desert. Difficile de faire plus ouvert en effet ! Le jeu offre un monde dans lequel se perdre, que rêver de mieux ?

Pro

  • un monde gigantesque, plein de choses à découvrir
  • visuellement somptueux
  • système de combat varié et impressionnant

Contre

  • l’intrigue et les personnages sont fades
  • gestion des personnages parfois peu claire
Pearl Abyss Crimson Desert Day One Edition (PC, Italien)
Jeu vidéo

Pearl Abyss Crimson Desert Day One Edition

PC, Italien

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Enfant, je n’avais pas le droit d’avoir de console. Ce n’est qu’avec l’arrivée du PC familial 486 que le monde magique des jeux vidéo s’est ouvert à moi. Aujourd’hui, je compense largement ce manque : seuls le temps et l’argent m’empêchent d’essayer tous les jeux qui existent et de remplir mon étagère de consoles rétro rares. 


Critique

Quels sont les films, séries, livres, jeux vidéos ou jeux de société qui valent vraiment la peine ? Recommandations basées sur des expériences personnelles.

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