
Braun Nevo : le rasage à un niveau supérieur
Oui, il rase vraiment de près et il est doux pour la peau. Est-ce qu’il tient bien en main ? Parfaitement. Que dire de plus ? Le Nevo de Braun est le meilleur rasoir électrique que j’ai testé jusqu’à présent.
On sait bien que la publicité fait partie du métier, mais Braun a placé la barre très haut pour son nouveau rasoir Nevo. Selon le service marketing, cet appareil est censé inaugurer une « nouvelle ère du rasage », ne faire « aucun compromis » tout en étant « parfaitement efficace » et « parfaitement doux ». Je suppose que cette rhétorique ambitieuse visait avant tout à justifier son prix élevé. On parlait quand même d’environ 800 francs ou euros annoncés. Entre-temps, quelques semaines plus tard seulement, les prix ont nettement baissé. Selon le modèle et les équipements, il est désormais disponible à moins de 500 francs.
Ça reste tout de même une somme importante. Est-elle justifiée ? J’ai testé le nouveau Nevo pendant plusieurs semaines, avec une barbe de un à sept jours, sur peau sèche et humide. Pour cela, j’ai comparé l’appareil Braun aux modèles haut de gamme de la concurrence, notamment ceux de Panasonic et de Philips. Comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus, je voulais connaître la différence avec la Series 9. Ce modèle constituait jusqu’à présent le haut de gamme de la gamme de rasoirs Braun.
Mon bilan après près de 100 rasages : le Nevo rase de manière impeccable et me cause moins d’irritations cutanées que les autres appareils. Je remarque la différence sur toutes les zones du visage, mais surtout au niveau du cou, où la peau n’est plus aussi ferme en raison de l’âge.

Le rasage avec le Nevo ne se passe pourtant pas comme on le montre dans la vidéo publicitaire. Dans celle-ci, le mannequin passe le Nevo d’une main délicate sur son menton anguleux. Les poils de barbe disparaissent comme par magie, il ne reste qu’une peau aussi lisse qu’une plaque de cuisson en vitrocéramique. Soit je ne maîtrise pas la bonne technique, soit ma barbe est plus rebelle que celle de cet adonis. Quoi qu’il en soit, je dois passer le rasoir trois ou quatre fois avant de me sentir suffisamment lisse. Et oui, le résultat est moins irritant qu’avec la concurrence. Braun semble avoir vu juste avec ses « 250 lames affûtées comme des diamants », que le moteur à balancier met en mouvement jusqu’à 10 000 fois par seconde. Au fait, ne vous laissez pas berner par le marketing quand Braun parle des « 40 000 actions de coupe » que le Nevo réalise. Il s’agit simplement du nombre d’oscillations du moteur, multiplié par le nombre de lames. Cela existait déjà sur les anciens modèles.
Sur les zones difficiles d’accès et délicates, comme le menton ou la lèvre supérieure, je constate en l’essayant que la grille de rasage du Nevo est effectivement devenue un peu plus lisse. Braun indique qu’elle glisse 20 % mieux. Le fabricant attribue cette amélioration à la « technologie Aerotouch ».

Plus de puissance de calcul, moins de bruit
Pour ma part, je trouve que l’amélioration de la fonction Autosense par rapport aux modèles de la série 9 est à peine perceptible. C’est ainsi que Braun désigne le fait que le rasoir intègre un processeur qui adapte la puissance du moteur à la densité de la barbe pendant le rasage. En d’autres termes : lorsque la barbe est dense, le Nevo fonctionne avec plus de puissance que là où il n’y a qu’un duvet. D’une manière générale, il est certainement plus judicieux pour la durée de vie de l’appareil que le moteur ne fonctionne pas en permanence à pleine puissance.
En parlant du moteur : le Nevo est en effet légèrement plus silencieux que son prédécesseur, le Series 9. La différence n’est pas énorme, mais elle est perceptible. C’est surtout la fréquence qui est un peu moins gênante. Braun évoque une « architecture interne repensée ». À cela s’ajoute un « système d’amortissement innovant qui découple le moteur du boîtier extérieur et réduit les vibrations ». Cette baisse du niveau sonore a également été constatée en laboratoire d’acoustique. Braun ne donne toutefois pas de chiffre en pourcentage et parfois, l’absence d’indication concrète en dit long.
Acier inoxydable et écran OLED
C’est surtout au niveau de la conception du produit que le Nevo est révolutionnaire, moins en ce qui concerne l’aspect visuel. Le Série 9 et le Nevo sont clairement apparentés. Le dernier grand changement en matière de design s’est produit entre la Série 7 et la Série 9.
La nouveauté avec le Nevo, c’est qu’il contient moins de plastique. Le boîtier est désormais en acier inoxydable fin et léger, censé être particulièrement robuste et résistant. J’apprécie la sensation qu’il procure en main. Pour autant, le Nevo n’est pas un appareil capable de rivaliser avec la beauté de l’acier inoxydable d’un iPhone. La face arrière, qui abrite la tondeuse rétractable, est en plastique. La tête de rasage brille certes d’un éclat argenté, mais elle est en plastique, et le bouton de mise en marche est lui aussi, vous l’avez deviné, en plastique.
Le nouvel écran OLED détourne toutefois l’attention de ces détails car grâce à lui, le rasoir m’indique à l’aide de pictogrammes colorés ce qu’il faut faire, quand il a besoin d’être rechargé ou nettoyé, et quel pourcentage d’autonomie il lui reste sur les 60 minutes offertes par la batterie.


Braun a résisté à la tentation de créer une application. Tant mieux. Ça ne me manquera pas de recevoir sur mon smartphone des informations utiles telles que ma plus longue série de rasages, et je m’accommoderai également de l’absence d’informations sur la durée moyenne de mon rasage quotidien. Parfois, moins, c’est mieux.
Un rasoir pour l’éternité ?
Quand il s’agit de la durée de vie d’un appareil coûteux, plus, c’est vraiment plus. Grâce à son boîtier en acier inoxydable, le Nevo peut survivre à une chute accidentelle depuis le balcon du cinquième étage, mais à quoi bon s’il finit peu après à la poubelle, par exemple à cause d’une batterie défaillante ?
Braun a prévu le coup : la batterie est conçue pour conserver au moins 80 % de sa capacité après 1000 cycles de charge complets. Je fais rapidement le calcul :
- un cycle de charge correspond à 60 minutes d’autonomie.
- 1000 cycles de charge représentent donc 60 000 minutes d’autonomie.
- Si un rasage dure cinq minutes, je peux me raser 12 000 fois.
- À raison d’un rasage par jour, cela correspondrait à environ 33 ans.
C’est vrai que dans l’exemple ci-dessus, je n’ai pas tenu compte de la dégradation de la batterie. Admettons donc une durée de vie de la batterie de 25 ans, ce qui est tout de même un excellent résultat. Ceux qui rasent des barbes plus drues et qui utilisent donc le Nevo plus longtemps et plus souvent risquent d’user la batterie plus rapidement. Dans ce cas, Braun propose un service de remplacement de la batterie. D’après la réponse que m’a envoyée Braun à ma demande, la marque a « rendu la réparation encore plus simple et plus rapide ». Donc si jamais le besoin s’en fait sentir, le remplacement de la batterie ne devrait pas (espérons-le) coûter une fortune.
Bilan
Ce n’est pas une révolution, mais c’est un rasoir vraiment très efficace
Pro
- nettoyage et séchage faciles dans la station
- des indications faciles à comprendre sur l’écran
- longue durée de vie de la batterie
- aucune appli nécessaire
- un rasage net et parfaitement lisse
Contre
- cartouches de nettoyage coûteuses
- câble d’alimentation de 90 centimètres un peu court
Je suis journaliste depuis 1997. Stationné en Franconie, au bord du lac de Constance, à Obwald, Nidwald et Zurich. Père de famille depuis 2014. Expert en organisation rédactionnelle et motivation. Les thèmes abordés ? La durabilité, les outils de télétravail, les belles choses pour la maison, les jouets créatifs et les articles de sport.
Nos expertes et experts testent les produits et leurs applications, de manière indépendante et neutre.
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