
CR-Scan Otter : Le scan 3D est très simple (avec un peu de pratique)
Creality propose avec l'Otter un scanner 3D facile à utiliser pour les débutants. L'appareil demande un peu de pratique, mais crée rapidement de bons modèles 3D d'objets réels.
Depuis que j'ai commencé l'impression 3D, je rêve d'un scanner qui transformerait sans effort mes objets en modèles numériques. Pendant le confinement, j'ai fabriqué un scanner – avec un succès mitigé. À l'époque, les scanners 3D portables étaient encore chers. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. En tant que novice dans le domaine, je me penche sur l'Otter de Creality. Il se distingue par sa facilité d'utilisation et son logiciel intuitif.
Pour les mains tremblantes et les surfaces réfléchissantes
Deux objectifs à longue focale et deux objectifs à courte focale me permettent de scanner aussi bien de petits objets comme des pièces de monnaie que des personnes. Une caméra couleur dédiée enregistre les textures et les couleurs réelles.

Une technologie anti-tremblement est censée compenser les mains instables. Une autre force de l'appareil serait sa capacité à gérer les surfaces réfléchissantes. La précision est annoncée jusqu'à 0,02 millimètre. En ce qui concerne la vitesse de numérisation, Creality annonce jusqu'à 20 images par seconde.
Déballage : la mallette convainc
En ouvrant la mallette de transport fournie, je suis agréablement surpris. Le scanner, les câbles et un modèle d'entraînement sont soigneusement rembourrés et organisés dans leurs compartiments. C'est exactement ce que je souhaite. Le scanner tient bien dans mes mains, a un aspect futuriste et ne pèse que 400 grammes environ. C'est un avantage notable lorsque je le tiens longtemps. Un capuchon en caoutchouc sur le dessous cache un filetage pour trépied, ce qui me permet de garder les mains libres pendant le scan. Le câble de connexion à l'ordinateur peut être vissé, ce qui empêche un desserrage accidentel.

La mallette contient également une sangle de transport et une bandoulière, une planche de calibration, un tapis noir qui met visuellement les objets en valeur par rapport à l'arrière-plan, un jeu de marqueurs autocollants pour les surfaces peu détaillées, ainsi que deux adaptateurs USB-C vers A, un chiffon en microfibre et le manuel.
L'application : scanner sans connaissances préalables
L'application de Creality – Creality Scan – est agréablement intuitive. Au démarrage d'un nouveau projet, je spécifie des paramètres tels que la taille approximative de l'objet et la précision souhaitée. Pendant que je scanne, l'application m'indique si je maintiens la distance optimale par rapport à l'objet et à quoi ressemble mon scan.

Après l'acquisition, l'application me guide des données brutes au maillage final, et je peux intervenir manuellement à chaque étape. Je peux ainsi, entre autres, supprimer des éléments scannés accidentellement. À la fin, je l'exporte sous forme de fichier OBJ ou STL, par exemple pour l'impression 3D.
Test 1 Chouette Creality : fonctionne sans problème
Pour le premier essai, je choisis la chouette de test fournie. La figurine, avec ses petites courbures et ses nombreux détails, est un bon objet de test. Je place la pièce sur le tapis noir et commence à scanner. Elle se détache bien et le tapis disparaît pour le scanner. En général, les surfaces claires et mates sont plus faciles à capturer, tandis que les objets sombres, brillants ou transparents posent plus de problèmes. Dans de tels cas, un spray spécial peut aider.
Je scanne à main levée, sans trépied, avec une main tremblante. Malgré cela, le logiciel compense bien les tremblements. La technologie anti-tremblement remplit son rôle. Le maillage final reproduit même les détails les plus fins. Le résultat m'impressionne.

La seule chose que je trouve fastidieuse, c'est de devoir déplacer le scanner autour de l'objet. Pour pouvoir capturer toutes les faces de la chouette, j'ai besoin d'un espace adéquat.
Test 2 Beyblade : petit objet, grandes difficultés
Ensuite, je m'attaque à la partie supérieure d'un Beyblade – la lame – de mon fils. La géométrie mixte avec des arêtes et des zones arrondies est un défi. L'appareil scanne sans problème les zones courbes. En revanche, les surfaces planes et peu détaillées sont plus difficiles à suivre. Le scanner capture les détails fins comme les cavités de manière assez fiable, mais pas assez précisément. Néanmoins, il capture bien la partie réfléchissante en haut au centre.

Dans l'ensemble, la lame met à l'épreuve non seulement le scanner, mais aussi moi. Au lieu de me déplacer autour de l'objet cette fois-ci, je monte le scanner sur un trépied. Je place la lame sur le bouton rotatif de ma barre d'écran. Ainsi, je peux capturer toutes les faces tranquillement et maintenir toujours la même distance. Le scan est plus facile pour moi, mais le résultat n'est pas encore parfait.
Les arêtes manquantes ou les erreurs de géométrie similaires peuvent être corrigées dans un logiciel 3D comme Blender – les capacités de l'application Creality Scan ne suffisent pas pour cela. Cependant, Blender nécessite des connaissances que les débutants n'ont probablement pas. Néanmoins : lorsque j'imprime le modèle, la taille réelle correspond exactement, sans que j'aie besoin de le redimensionner.

Test 3 Super-Michelle : les lunettes, un casse-tête
Enfin, je me lance dans l'expérience de scanner une personne. Ma collègue Michelle pose et enfile son costume de super-héroïne. Scanner une personne pose des problèmes différents de ceux des petits objets. Par exemple : comment me déplacer autour de Michelle ? Le câble du scanner est trop court pour cela. Je dois donc tenir le MacBook dans mes mains, ce qui est fastidieux.

Les lunettes de Michelle posent le plus grand défi au scanner – pourquoi une super-héroïne porterait-elle des lunettes, je ne sais pas. Dans la lumière du studio, elles réfléchissent d'une part, et d'autre part, le verre n'offre aucun point de repère pour les lentilles. Le scanner ne parvient donc pas à bien reproduire son visage. Cependant, l'impression 3D de Michelle est tout à fait acceptable pour mon premier scan d'une personne.

Tu peux voir les autres défis que j'ai rencontrés pendant le scan dans la vidéo ci-dessus.
Bilan
Un gadget sympa qui peut être bien plus qu'un simple gadget
L'Otter m'a convaincu à trois essais différents. Malgré mes mains tremblantes, il a numérisé avec précision mon premier objet test, un hibou. Le deuxième essai avec le Beyblade ne s’est pas tout à fait aussi bien déroulé, mais le scanner a correctement géré l’échelle. Et lors du dernier essai, il a immortalisé ma collègue Michelle en super-héroïne.
Il séduit par sa simplicité d’utilisation et son logiciel intuitif. L’Otter convient ainsi aussi bien aux débutants qu’aux utilisateurs expérimentés. Je continuerai certainement à utiliser cet appareil pour de futurs projets. Et pas seulement pour de simples jeux. Par exemple pour des pièces de rechange, si jamais quelque chose venait à se casser.
Pro
- tient bien en main
- de bonne facture, avec de nombreux accessoires dans la mallette
- application intuitive
- Technologie anti-tremblement
- grande précision
- Filetage pour trépied permettant une numérisation à main levée
Contre
- Les surfaces transparentes et très réfléchissantes posent problème
- Difficultés rencontrées sur les surfaces plates et peu caractéristiques
- Câble trop court pour scanner des personnes

La technologie et la société me fascinent. Combiner les deux et les regarder sous différents angles est ma passion.
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