
Test de produit
Playmobil Sky Trails : si j’avais 7 ans, j’aurais probablement été déçu
par Stephan Lamprecht

J’ai eu un véritable coup de cœur en regardant les photos de presse de la maquette de la Mercedes 300 SL. Il ne reste plus qu’à espérer que ce kit soit à la hauteur de ce que les photos laissent présager.
Avec ses portes papillon caractéristiques, la Mercedes 300 SL a été l’une des toutes premières supercars. Elle a été le premier véhicule de série à disposer d’une injection directe et, avec une vitesse maximale de 260 km/h en 1954, elle était technologiquement en avance sur son temps. Son design intemporel en fait l’une des voitures de collection les plus convoitées au monde.
Sa version miniature à l’échelle 1:10, composée de 1600 pièces, s’adresse aux amateurs confirmés de modèles à assembler, ce qui explique l’âge de 17 ans recommandé par Mattel.
Une différence par rapport aux autres fabricants saute aux yeux dès le premier coup d’œil : Mattel fournit avec ses modèles un modèle Hot Wheels du même véhicule qui n’est pas disponible dans le commerce.
Le carton contient 28 sachets numérotés et un manuel de 330 pages. Une petite feuille d’autocollants en tombe. Cela me surprend, car Mattel met en avant le fait que les briques sont imprimées. Dans le blister, je trouve également des pièces métalliques telles que l’étoile Mercedes ainsi que quatre enjoliveurs. J’ai donc tout ce qu’il me faut, c’est parti !
La première phase de construction comprend deux sachets. Je progresse rapidement grâce aux illustrations claires du manuel. Les briques ont un toucher de qualité et s’emboîtent bien. Je remarque toutefois qu’elles semblent parfois un peu ternes. Étrangement, je peux essuyer ce léger voile sur certaines briques, mais pas sur d’autres. Sur la plupart des briques, on voit également des traces de moulage. Elles ne sont cependant pas perceptibles au toucher et n’entravent pas non plus la construction. Ce petit défaut ne me dérange donc pas.

À la fin de la première étape, il me reste une poignée de briques. Les instructions ne mentionnent rien à ce sujet. Il s’agit de petites pièces dont j’ai besoin pour les assemblages. Exactement le genre de pièces qui finissent rapidement sur le tapis quand on ouvre un sachet et qui sont difficiles à retrouver. Je suppose donc que Mattel souhaite s’assurer qu’il y en a suffisamment. Je trouve cela bien.
La deuxième étape dévoile une particularité par rapport aux Lego : je dois placer les premières « briques temporaires ». Ces briques de couleur orange vif sont placées sous le modèle et soutiennent la construction pendant le montage.
Le châssis du véhicule se compose de trois éléments emboîtés. Lorsque je dois appuyer plus fort sur les briques du dessus, les éléments temporaires empêchent l’assemblage du dessous de se défaire. Je n’ai encore jamais vu cela chez aucun autre fabricant. Une idée astucieuse et bien pensée.

J’ai toutefois une mauvaise nouvelle : chez Mattel aussi, on trouve de nombreuses briques colorées tant détestées par de nombreux passionnés de construction par emboîtement. Il y a même du « rose cochon ». Cela ne me dérange toutefois pas, bien au contraire, les couleurs accélèrent la construction, car je trouve les pièces plus rapidement et je n’ai pas besoin de les trier laborieusement par taille.
Cela vous est déjà surement arrivé, un moment d’inattention, une pression trop forte, et l’erreur est difficile à corriger. C’est pourquoi les fabricants fournissent généralement un « outil spécial ».
Celui de Mattel offre plusieurs possibilités d’utilisation. Je peux l’utiliser pour séparer deux briques ou pour desserrer des raccords tubulaires. L’une des extrémités ressemble même à un décapsuleur. Un rapide coup d’œil au mode d’emploi me montre que j’aurai besoin de cette extrémité plus tard, si je souhaite changer les enjoliveurs. J’apprécie cet outil, qui remplit bien sa fonction, car uniquement avec les ongles, le démontage des enjoliveurs s’est avéré un peu délicat.
Après une bonne heure, j’en suis à la quatrième étape de construction... et les voilà enfin, les premières briques imprimées ! Dans la version originale, il s’agit des inscriptions chromées et de l’étoile obligatoire sur le couvercle du coffre.
Je suis content que les briques soient imprimées. Je sais de mon expérience avec les Lego que sinon, ça aurait été un vrai casse-tête de coller des autocollants de la même taille sur la brique de manière à ce qu’ils soient bien alignés. C’est justement ce qui m’agace toujours dans les kits Lego.

Ma collection de briques en trop ne cesse de s’agrandir. Mattel semble être vraiment généreux.
La suite de la construction se déroule de manière tout aussi structurée que les premières étapes. Rien ne bouge, tout s’emboîte parfaitement. Les écarts sont comparables à ceux des Lego. L’assemblage des briques est très amusant et la taille des sachets de travail est, à mon avis, bien choisie.
Je reste motivé. Je ne cesse de découvrir des éléments qui me font dire « waouh », qu’il s’agisse des instruments (bien sûr) imprimés dans l’habitacle, des sangles de fixation pour les bagages, des câbles d’allumage ou du levier permettant de soulever le capot depuis l’intérieur. Sans oublier les rétroviseurs intérieurs et extérieurs en métal et les pneus profilés en caoutchouc.

À chaque étape, le modèle devient bien sûr de plus en plus lourd. Lors de l’assemblage de la carrosserie, les briques temporaires placées sur la face inférieure s’avèrent en effet très utiles. Je veux éviter que quelque chose ne bouge ou qu’une pièce ne se détache par la suite. C’est pourquoi j’appuie un peu plus fort sur les pièces de la carrosserie pour bien les fixer au châssis. Les briques spéciales situées sur la face inférieure amortissent bien la pression. Rien ne se plie, rien ne s’envole.
Au bout d’une dizaine d’heures, j’ai terminé. La Mercedes se dresse devant moi. La bonne impression du début s’est confirmée. Je n’ai rencontré aucun problème et tout s’est parfaitement assemblé. Même les instructions n’ont soulevé aucune question.

Il me reste deux sachets de briques avec lesquels je peux transformer le modèle en voiture de course. Mystère résolu des quelques autocollants qui m’avaient surpris au début. Ce sont les numéros de départ et les autocollants des sponsors pour la version de course. La collection de briques de réserve est désormais assez importante. Mattel se montre généreux à cet égard.

Je vais enfin assembler la vitrine pour la voiture Hot Wheels. D’après les instructions, j’aurais dû commencer par ça. Ce que je n’ai pas fait, mais quel rebelle je suis !
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Hambourgeois, passionné de lecture, fan de hockey sur glace. Papa et grand-papa. Cherche en permanence à améliorer sa domotique. Intéressé par le bricolage, les activités de plein air, la mode et les cosmétiques.
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