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Anika Schulz
En coulisse

Ce sont mes oiseaux décident, je ne fais que le service

Anika Schulz
26/5/2026
Traduction : Elvina Tran
Photos: Anika Schulz

Rio, Cookie, Pebbles, Finni. Au début, je trouvais mes petites perruches adorables. J’étais tellement naïve. Voici mon bilan après quasi deux ans de cohabitation avec mes calopsittes.

Je vis avec quatre créatures qui ressemblent à d’innocentes boules de plumes, mais au final, je me retrouve à gérer un jardin d’enfants, un aéroport, une zone de crise et une colocation.

Vous pensez prendre des oiseaux comme animaux de compagnie, au lieu de ça vous rejoignez une colonie

Au début, je pensais être la propriétaire. Désormais, je sais qu’en réalité ce sont les perruches qui m’ont acceptée dans leur groupe, et mon droit de vote est limité. Par exemple, la colonie décide de l’heure à laquelle on se lève et comment l’annoncer au monde.

Le matin, à 6 h 58, Finni adresse un « Meeep » tonitruant aux corneilles du voisinage. Puis une autre perruche commence à chanter. La colonie se mêle de politique étrangère. Le niveau sonore est d’environ 100 décibels. Croyez-moi, j’ai mesuré. Je vais me doucher en acceptant la situation diplomatique.

Elles ont l’air pacifiques, mais elles cachent bien leur jeu.
Elles ont l’air pacifiques, mais elles cachent bien leur jeu.

Vous êtes désormais assistante dans une colocation de perruches

En plus de mon travail chez Galaxus, j’organise désormais une petite entreprise aviaire.

Je suis responsable du service traiteur, du nettoyage, de la santé, de la résolution des conflits, de l’infrastructure et de la communication de crise. Je surveille les chaînes d’approvisionnement (« Où est donc passé le colis avec le millet ? »), prends des décisions budgétaires (« Ce jouet est trop cher ») et mène tous les jours des négociations avec mon personnel à plumes qui ne reconnaît mon autorité que de manière très limitée.

Dans le même temps, la colonie lance régulièrement des projets pour lesquels je n’ai pas été consultée. Par exemple, l’annihilation des plantes vertes, l’escalade des rideaux ou la grève spontanée du sommeil.

Votre garde-robe peut créer la panique

Personne ne m’avait prévenue que Rio, Cookie, Pebbles et Finni se montreraient si critiques par rapport à ma tenue vestimentaire. Des rayures ? Suspect. Un pantalon à carreaux ? Très risqué. Un manteau noir ? Un fantôme, c’est la panique ! Un t-shirt aux couleurs vives ? Pebbles ne cache pas sa désapprobation.

Pebbles est celle qui critique mes tenues avec le plus de véhémence.
Pebbles est celle qui critique mes tenues avec le plus de véhémence.

Dorénavant, je divise mentalement mon armoire en deux parties : les vêtements pour sortir et ceux que mes colocataires tolèrent.

J’ai vendu cette robe, car les perruches avaient peur des rayures.
J’ai vendu cette robe, car les perruches avaient peur des rayures.

Des invités déconcertés

J’ai récemment hébergé une amie pour la nuit. Le matin, elle a lancé un regard légèrement irrité en direction de la volière en disant : « Eh bien, ils commencent à être bruyants. » J’ai jeté un rapide coup d’œil et je lui ai répondu : « On est à environ un tiers du volume sonore habituel. »

Elle m’a regardée.

Puis les oiseaux. 👀

Puis moi.

Je crois qu’à cet instant, j’ai compris que « quelques gazouillis » et « vivre avec des perruches » sont deux choses complètement différentes. Mon amie a d’ailleurs deux chats d’un âge avancé.

Les choses les plus absurdes deviennent normales

« Pourquoi y a-t-il une plume dans mon café ? » Avant, j’aurais pensé que les personnes qui disaient des phrases de ce genre plaisantaient. Aujourd’hui, je repêche la plume et je continue à boire mon café, comme si de rien n’était.

D’autres phrases qui seraient incongrues hors contexte : « Cookie, arrête de manger le mouton en tissu. » Ou : « Rio, pourquoi te frottes-tu le derrière sur un nœud ? » (Je ne vous fais pas un dessin.)

Cookie et son mouton adoré.
Cookie et son mouton adoré.

Récemment, on m’a demandé si mes oiseaux avaient besoin de beaucoup d’attention. J’ai réfléchi brièvement avant de répondre : « Ils ne me laissent pas le choix, je suis bien obligée de leur donner de l’attention. »

Et pourtant, je ne regrette pas un instant de vivre avec mes quatre petites terreurs. Finni me salue par une petite chanson. Rio est ravi comme un enfant de deux ans quand je lui donne des jouets à grignoter. Récemment, Cookie était d’humeur maussade. Pebbles l’a entouré de ses ailes comme pour lui dire : « Viens-là, mon petit grincheux. Je t’aime »

Je vous adore, mes perruches.

Photo d’en-tête : Anika Schulz

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Enfant, c'est avec Mario Kart sur la SNES que j'ai entamé ma vie sociale. Après ma maturité, je me suis tournée vers le journalisme et en tant que cheffe d'équipe chez Galaxus, je suis aujourd'hui responsable des actualités. Trekkie et ingénieure.


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