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Des produits illégaux trouvés : Temu doit payer 200 millions d'amende

Florian Bodoky
1/6/2026
Traduction : traduction automatique

Produits illégaux, contrôles insuffisants : La Commission européenne demande à Temu de payer pour des infractions au DSA.

La Commission européenne a infligé une amende de 200 millions d'euros à la place de marché en ligne chinoise Temu . L'autorité estime que l'entreprise a enfreint les dispositions de laLoi sur les services numériques (DSA) en n'évaluant pas et en ne limitant pas suffisamment les risques liés à certains produits sur sa plateforme.

Cette décision fait suite à une enquête qui a débuté dès l'automne 2024. La Commission a examiné la manière dont Temu gère les produits potentiellement illicites ou dangereux. Elle s'est notamment intéressée aux produits tels que les jouets pour enfants ou les appareils électroniques qui ne répondent pas aux exigences de sécurité en vigueur dans l'UE. Selon l'autorité, les consommateurs de l'UE couraient un risque accru de tomber sur de telles soldes.

Défauts dans l'analyse des risques

Une critique centrale concerne les évaluations de risque de l'entreprise. La Commission européenne reproche à Temu de ne pas avoir suffisamment analysé les dangers sur sa plateforme. Les analyses se seraient trop «fortement basées sur des informations générales du secteur» et «trop peu sur des connaissances concrètes» sur les soldes réels sur la place de marché.

Selon l'Autorité, cette approche a conduit à ne pas appréhender correctement les risques liés aux produits illégaux. De ce fait, ces produits auraient continué à être indiqués aux clients.
La commission souligne que les grandes plateformes en ligne en particulier sont tenues d'analyser régulièrement les risques systémiques et de mettre en œuvre des mesures efficaces pour y faire face. Ces prescriptions font partie des éléments centraux du Digital Services Act.

Les algorithmes aussi en ligne de mire

En plus des évaluations de risques, la Commission UE a également examiné le fonctionnement de la plateforme. Il s'agissait notamment de savoir quelle était l'influence des systèmes de recommandation sur la diffusion de produits problématiques.
L'autorité est arrivée à la conclusion que Temu n'avait pas suffisamment pris en compte les effets possibles de ces systèmes. Cela pourrait donner une visibilité supplémentaire à des soldes illicites et toucher un plus grand nombre d'utilisateurs.

L'amende infligée est l'une des sanctions les plus lourdes jamais prononcées à ce jour en vertu du Digital Services Act. Avec cette loi, l'UE veut notamment éviter que les grandes plateformes en ligne ne prennent pas assez de mesures contre les contenus illégaux ou les produits illicites.

D'autres enquêtes sont en cours

L'amende ne met pas fin au différend fondamental entre Bruxelles et Temu. La Commission continue d'enquêter sur certains autres aspects de l'entreprise. Il s'agit par exemple de l'accès des chercheurs aux données de la plateforme

Temu doit également présenter un plan d'action. Dans ce plan, l'entreprise devra expliquer comment elle compte remédier aux lacunes constatées en matière d'analyse des risques et de gestion des produits problématiques. La Commission européenne veut ensuite vérifier si les mesures proposées sont suffisantes.

Temu rejette les accusations. L'entreprise a déclaré qu'elle soutenait les objectifs du Digital Services Act et qu'elle était favorable à des règles claires pour les plateformes numériques. Temu considère en outre le montant de l'amende comme disproportionné. C'est ce que reporte l'agence Reuters. Cela ne change rien à la décision du tribunal.

Photo d’en-tête : Shutterstock

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