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Nintendo
Critique

« Fire Emblem: Fortune’s Weave » est à ce jour le meilleur jeu exclusif à la Switch 2

Domagoj Belancic
16/9/2026
Traduction : Marie-Céline Berthou

« Fire Emblem: Fortune’s Weave » est un phénoménal. Ce jeu de rôle stratégique figure parmi les titres les plus ambitieux et les plus denses jamais sortis chez Nintendo. Un chef-d’œuvre de A à Z.

Après plus de 160 heures passées sur Fire Emblem: Fortune’s Weave, j’ai la tête qui tourne. Comment résumer simplement toutes mes impressions, anecdotes et réflexions sur ce chef-d’œuvre épique ?

Nintendo et le studio de développement Intelligent System signent un quasi sans-faute avec Fire Emblem Fortune’s Weave, un jeu de stratégie épique incroyablement ambitieux. Avec son contenu ultra-dense, il surpasse largement tous ses concurrents sur Switch 2 et établit de nouvelles références pour la série. C’est à ce jour le meilleur jeu exclusif sur Switch 2… et l’un des meilleurs jeux auxquels j’ai jamais joué tout court.

200 heures de jeu, large !

Fire Emblem: Fortune’s Weave est gigantesque. Au moment où j’écris cette critique, je n’ai pas encore mené les tout derniers combats contre Balor alors que j’accumule tout de même plus de 160 heures de jeu. J’aurais facilement pu étirer la durée de jeu jusqu’à 200 heures. Cette durée XXL s’explique par une histoire passionnante autour du voyage dans le temps et par la structure de jeu originale qui en découle.

J’incarne la mystérieuse guerrière Eshmel, envoyée par les dieux sur le continent de Dagda, presque entièrement détruit. C’est là que sévit le dieu-démon Balor, qui a ouvert de nombreuses portes vers les Limbes et ramené des morts-vivants dans le royaume des vivants.

Ma mission consiste à vaincre le dieu-démon… logique. Mais je n’ai pas à me débrouiller tout seul. La déesse Fortuna m’accorde la capacité de remonter cinq ans en arrière. Je dois sauver quatre héros légendaires dans le passé, afin qu’ils m’aident à combattre Balor dans le présent.

C’est la fin du monde. Ça tombe mal.
C’est la fin du monde. Ça tombe mal.
Source : Nintendo

Faites un vœu lors des Jeux Héroïques

Dans la première partie du jeu, qui est aussi la plus longue, j’incarne les quatre héros et je revis leurs histoires respectives, qui se déroulent dans le passé. Tous prennent part aux Jeux Héroïques dans la capitale, Dagsion. L’équipe victorieuse verra l’un de ses vœux exaucés au terme de ces combats de gladiateurs sans merci.

Eshmel guide les quatre héros dans la bonne direction aux moments décisifs de leur destin, mais reste sinon en retrait.
Eshmel guide les quatre héros dans la bonne direction aux moments décisifs de leur destin, mais reste sinon en retrait.

Contrairement à Fire Emblem: Three Houses, je n’ai pas à choisir une seule voie. Je peux passer à tout moment d’un protagoniste à l’autre pour modifier leur destin et les mener à la victoire.

Le jeu me laisse aussi choisir combien de héros je souhaite sauver. Je peux recruter les quatre ou, si je suis complètement taré, partir seul au combat contre le dieu-démon.

La petite troupe : Cai, Dietrich, Eshmel, Theodora et Leda.
La petite troupe : Cai, Dietrich, Eshmel, Theodora et Leda.
Source : Nintendo

Les motivations qu’ont les quatre héros de participer aux Jeux sont on ne peut plus différentes. Le jeune Cai veut empêcher l’exécution de son père. Dietrich, un guerrier légendaire, cherche simplement un adversaire à sa mesure. La reine Théodora souhaite exaucer un vœu que ses sujets nourrissent depuis longtemps. La danseuse Leda, animée par un désir de vengeance, tente de retrouver l’assassin de son père.

La narration de la première partie s’articule autour de leurs quatre destinées. Chaque parcours ne m’offre qu’une infime partie de l’histoire complexe qui se cache derrière. Ce style narratif non linéaire tient du puzzle. À chaque nouvelle lecture, je comprends mieux certains mystères et j’en apprends davantage sur les personnages, car je découvre l’histoire sous un autre angle. Du grand spectacle !

Dans la peau de Cai, je vais affronter l’équipe de Theodora lors des Jeux Héroïques. Plus tard, je joue le scénario de Théodora et revis cette même rencontre de son point de vue… avec une issue différente.
Dans la peau de Cai, je vais affronter l’équipe de Theodora lors des Jeux Héroïques. Plus tard, je joue le scénario de Théodora et revis cette même rencontre de son point de vue… avec une issue différente.

Montée en puissance : guerre et rédemption

La deuxième partie de Fortune’s Weave se déroule quelque temps après les Jeux, mais toujours dans le passé. La guerre éclate à Dagda et je combats en première ligne avec les quatre héros. Nous ne sommes pas tous ensemble, mais à nouveau dans des lignes temporelles distinctes. Le jeu choisit ici une atmosphère épique, tout à fait différente des moments intimes du premier volet.

Je ne vous dirai pas qui fait la guerre à qui ni pourquoi, ça gâcherait la surprise. Si vous avez bien suivi la première partie, préparez-vous à quelques rebondissements et à des moments intenses pour les personnages.

L’histoire prend une tournure dramatique pendant la partie sur la guerre.
L’histoire prend une tournure dramatique pendant la partie sur la guerre.

Une fois que j’ai survécu à la guerre aux côtés de mes héros, la bataille contre Balor commence dans le présent. Toutes les lignes temporelles se rejoignent alors et les héros unissent leurs forces. Le dernier chapitre s’intitule « Rédemption » et n’est rien de moins qu’épique.

Les combats finaux se déroulent différemment selon le nombre de héros que j’ai sauvés. Mes décisions passées ont donc une influence directe sur la difficulté de la troisième partie du jeu et sur l’issue de l’histoire.

Dans ma partie, je sauve tous les héros. C’est vraiment génial de voir « mes » quatre personnages (et leurs alliés) dans le présent. J’ai sauvé ces personnages, j’ai passé d’innombrables heures avec eux, je les ai vus devenir plus forts… Et les voilà enfin, visiblement plus âgés, marqués par la vie, mais vivants et prêts à sauver le monde.

Mes héros bien-aimés et leurs alliés se précipitent au secours d’Eshmel.
Mes héros bien-aimés et leurs alliés se précipitent au secours d’Eshmel.

L’ambiance classique de « Fire Emblem »

Si vous avez déjà joué à un Fire Emblem, vous serez tout de suite à votre aise dans les combats de Fortune’s Weave. Avis aux connaisseurs : choisissez impérativement au niveau de difficulté le plus élevé. Sinon, de nombreux combats optionnels se transforment en affrontements insignifiants où il n’y a rien à faire de particulier pour l’emporter.

Je guide mon équipe dans des combats au tour par tour sur un plateau de jeu quadrillé. Chaque unité appartient à une classe qui possède ses propres forces et faiblesses. Pour remporter des combats, je dois bien comprendre les interactions entre les différentes classes et les différents types d’armes. Les mages éliminent facilement les unités dotées d’une armure lourde à distance, mais sont en revanche vulnérables aux attaques physiques. Les archers abattent les unités volantes, mais ne peuvent pas riposter lors d’attaques au corps à corps.

Les classes de Fortune’s Weave ne sont pas des entités figées. Je peux ainsi former un épéiste à la magie noire et en faire un guerrier polyvalent. Cela ajoute encore plus de profondeur à un système de combat déjà complexe et gratifiant.

Chaque étape doit être mûrement réfléchie.
Chaque étape doit être mûrement réfléchie.

Plusieurs nouvelles classes apportent un vent de fraîcheur à Fortune’s Weave. Mes préférées sont les cavaliers d’éléphant et les cochers. Ce sont deux unités redoutables qui, grâce à leurs attaques spéciales, foncent sur le champ de bataille en semant la désolation sur leur passage.

Ça a l’air hyper marrant, extrêmement satisfaisant et peut influencer considérablement le déroulement d’une bataille.

Si j’utilise ces attaques spéciales dévastatrices, mes cavaliers se retrouvent souvent dans une position peu enviable.
Si j’utilise ces attaques spéciales dévastatrices, mes cavaliers se retrouvent souvent dans une position peu enviable.

Deux changements majeurs concernent les armes. Désormais, les épées, les lances et les arcs ne s’usent plus lors des attaques normales. Seule l’utilisation de techniques de combat puissantes les endommage. En d’autres termes : moins de visites chez le forgeron pour faire réparer mon équipement, youpi !

Des épées ? Pff, moi j’ai des flingues.
Des épées ? Pff, moi j’ai des flingues.

Intelligent Systems étoffe également l’arsenal de pistolets laser qui permettent des attaques magiques à distance. Oui, vous avez bien lu. Des pistolets de science-fiction dans un jeu de fantasy ?

Ce qui semble au premier abord déplacé et ridicule s’explique au fur et à mesure que le jeu avance. Croyez-moi, ça fonctionne hyper bien. Les pistolets sont non seulement une nouveauté bienvenue en matière de gameplay, mais aussi un élément narratif captivant qui fait progresser l’histoire.

Les combats obligatoires du scénario me posent des défis intéressants. Parfois, je dois vaincre des géants le plus vite possible, et d’autres fois, je dois l’emporter dans l’urgence ou m’échapper indemne d’une bataille.
Les combats obligatoires du scénario me posent des défis intéressants. Parfois, je dois vaincre des géants le plus vite possible, et d’autres fois, je dois l’emporter dans l’urgence ou m’échapper indemne d’une bataille.

Quatre héros, quatre styles de combat

Afin que les quatre parcours de héros se distinguent les uns des autres sur le plan du gameplay, Intelligent Systems a doté les protagonistes de « capacités ardentes ». Ces attaques spéciales surpuissantes sont malheureusement maudites : chaque utilisation coûte des points de vie et doit donc être mûrement réfléchie.

Cai carbonise ses ennemis à l’aide d’attaques de feu à longue portée. Dietrich se téléporte plusieurs cases plus loin. Leda joue des mélodies magiques invoquant des bêtes qui combattent à ses côtés.

Si j’utilise trop souvent les capacités ardentes, non seulement je perds de l’énergie vitale, mais ma barre de vie est réduite jusqu’à la fin du combat.
Si j’utilise trop souvent les capacités ardentes, non seulement je perds de l’énergie vitale, mais ma barre de vie est réduite jusqu’à la fin du combat.

J’ai particulièrement apprécié le style de combat de la reine Theodora. La puissante souveraine arrache des morceaux de terre et les projette à travers la moitié du champ de bataille. Ça a l’air tellement ridicule que je ne peux m’empêcher d’éclater de rire à chaque fois.

Mais Théodora a encore un autre atout dans sa manche : elle et ses unités peuvent recruter et déployer des bataillons, de puissantes forces armées capables de lancer des attaques spéciales à grande échelle ou des manœuvres défensives.

Ici, un bataillon soigne toutes les unités présentes dans une zone donnée. C’est bien pratique.
Ici, un bataillon soigne toutes les unités présentes dans une zone donnée. C’est bien pratique.

Le spectacle atteint son apogée lorsque tous les héros unissent leurs capacités spéciales dans la troisième partie du jeu (Rédemption). Je prends un immense plaisir à observer l’ampleur du chaos que je suis capable de semer sur le champ de bataille.

Un tourbillon captivant de loisirs

Entre les combats liés à l’histoire, les héros et les membres de leur équipe ont du temps libre et peuvent faire ce qu’ils veulent. Je dispose d’un temps limité que je consacre à différentes activités. Je ne peux pas tout faire ; je dois donc bien réfléchir à la manière dont j’organise mon temps libre.

Le temps, une ressource inestimable. Comme dans la vraie vie.
Le temps, une ressource inestimable. Comme dans la vraie vie.
Source : Nintendo

Dagsion sert de base aux quatre héros. C’est là que, pendant mon temps libre, j’accomplis de nombreuses tâches qui rappellent les séries de jeux de simulation de vie comme Persona.

J’invite les membres de mon équipe à dîner pour renforcer nos liens (cela sera utile dans les situations épineuses sur le champ de bataille). J’accomplis des quêtes dans les temples pour débloquer des bénédictions (bonus temporaires en combat) et je m’entraîne dans l’arène pour améliorer mes statistiques de combat. Je m’attelle avec assiduité aux quêtes secondaires et améliore ainsi ma réputation. Plus je gagne en notoriété, plus je peux recruter de bons combattants, mais il me faut d’abord les flatter avec des cadeaux et des repas.

Les missions de simulation de vie demandent beaucoup de travail. Mais elles me plaisent quand même, parce que ça ne prend pas beaucoup de temps et que je progresse sans cesse. Ce changement de rythme est bienvenu et constitue une pause méritée dans ce gameplay stratégique parfois éprouvant.

Lorsque les liens relationnels sont particulièrement étroits, je lance des « conversations de soutien » qui me permettent de mieux connaître les personnages. Dietrich aime les chats. Miaou.
Lorsque les liens relationnels sont particulièrement étroits, je lance des « conversations de soutien » qui me permettent de mieux connaître les personnages. Dietrich aime les chats. Miaou.

C’est quand je quitte les murs protecteurs de Dagsion que ça devient vraiment génial. J’explore la carte de Dagda à la manière d’un jeu de société : chaque déplacement me fait perdre un temps précieux. Se promener au hasard n’est donc pas une bonne idée.

Il y a énormément de choses à découvrir. Je trouve des marchandises de grande valeur et des armes dans des villages reculés. Des bandits et des monstres attendent que je leur mette une raclée. Je rassemble plein de ressources nécessaires à mes quêtes ou pour réparer et améliorer mon équipement. J’adore filer à toute allure sur la carte et enchaîner les missions à un rythme effréné. Seul bémol : de nombreuses batailles optionnelles sont très faciles et, comparées aux batailles obligatoires de l’histoire, elles ne posent guère de difficultés.

Selon le héros choisi, différentes activités s’offrent à moi sur la carte. Cai cultive des légumes dans les champs, Dietrich part à la recherche d’ennemis puissants avec son épée magique, Leda danse dans les villages pour gagner de l’argent et des XP, et Theodora recrute des bataillons qu’elle engage au combat.

Il s’en passe des choses sur cette carte.
Il s’en passe des choses sur cette carte.

Dagda possède même des donjons. Dans ces phases de jeu, Fortune’s Weave passe en mode JRPG. J’explore des donjons tortueux, je récupère des butins précieux et je combats des animaux sauvages ou des adversaires humains. Mes ressources (énergie vitale, points d’attaque et magie) sont limitées : chaque incursion dans un donjon comporte des risques.

Les combats se déroulent comme dans un jeu de rôle classique. Mes unités disposent des mêmes armes et attaques que lors des batailles normales, mais leur fonctionnement est parfois différent. Toute mon équipe partage par exemple une jauge de vie et une jauge de magie, ainsi que des « points de connexion » qui me permettent de déclencher de puissantes attaques combinées.

On est dans « Fire Emblem » ou dans un vieux « Final Fantasy » là ?!
On est dans « Fire Emblem » ou dans un vieux « Final Fantasy » là ?!

Et alors même que je crois commencer à maîtriser les mécanismes du jeu, Fortune’s Weave me surprend, à la fin de la première partie, avec des changements majeurs du gameplay entre les combats.

En raison de ces changements, la deuxième partie (Guerre) et la troisième partie (Rédemption) donnent parfois l’impression d’être des jeux entièrement nouveaux. Grâce à ces évolutions intelligentes, je ne m’ennuie jamais, malgré la durée extrêmement longue du jeu jusqu’à la bataille finale contre Balor.

La diversité qu’offre Fortune’s Weave est complètement dingue.

Dans la dernière partie (Rédemption), la carte générale joue un rôle bien plus important qu’auparavant. On y retrouve même des éléments de « tower defense ».
Dans la dernière partie (Rédemption), la carte générale joue un rôle bien plus important qu’auparavant. On y retrouve même des éléments de « tower defense ».

Hop, hop, hourra !

La structure de jeu unique de Fire Emblem: Fortune’s Weave n’a pas que des avantages. Pendant les Jeux Héroïques, les quatre trames se recoupent inévitablement. Je réalise les mêmes missions, je recrute les mêmes coéquipiers, je débloque les mêmes armes et je mène la même routine pendant mon temps libre.

Intelligent Systems semble avoir compris que des séquences identiques pouvaient finir par devenir répétitives. Fortune’s Weave propose donc un système de progression intelligent et global qui permet d’accélérer de nombreux processus. Au fur et à mesure que le jeu avance, je peux par exemple activer des bonus d’XP, ce qui me permet de monter plus vite en niveau, de recruter, de collecter des armes, etc.

Cela n’élimine pas complètement les tâches parfois fastidieuses du gameplay ; elles font partie intégrante de la conception du jeu. Le système de progression réduit toutefois considérablement la monotonie et la répétition.

Pas envie de faire la guerre ? Je passe mon tour ! Mais attention : mes personnages risquent de ne pas évoluer comme je le souhaite si je zappe cette étape.
Pas envie de faire la guerre ? Je passe mon tour ! Mais attention : mes personnages risquent de ne pas évoluer comme je le souhaite si je zappe cette étape.

Certaines portions du jeu peuvent même être entièrement automatisées ou désactivées. C’est le cas de toute la deuxième partie. Je n’ai qu’à jouer manuellement la partie de la guerre à Dagda avec un seul héros, puis je peux la sauter pour les trois autres héros et passer directement au dernier acte.

Musique au top, graphismes corrects

L’histoire ambitieuse de Fire Emblem: Fortune’s Weave serait loin d’être aussi épique sans sa bande-son grandiose. L’immense orchestre et les chœurs divins qui résonnent dans mes enceintes pendant un combat contre un boss me donnent la chair de poule. Je m’excuse auprès de mes voisins après coup, mais Fortune’s Weave s’écoute forcément à plein volume, à faire trembler les murs et les fenêtres.

Les différents arrangements des mêmes morceaux de musique, qui varient selon les quatre parcours, méritent une mention particulière. Des notes de flûte accompagnent la musique de combat de Cai, tandis que la trame de Dietrich laisse la place à la guitare électrique. Ces modifications subtiles soulignent les caractères différents des personnages et confèrent un charme supplémentaire à une bande-son déjà exceptionnelle.

Le doublage anglais des nombreux personnages est également très réussi. Les artistes de voice-over interprètent leurs répliques avec assurance, énergie et charisme. Leurs performances s’accordent parfaitement avec le style anime aux couleurs exagérément vives du jeu. Voir Dietrich réfléchir à son prochain combat avec un regard de psychopathe me fait sourire.

Dietrich, adorable psychopathe.
Dietrich, adorable psychopathe.

Sur le plan visuel, Intelligent Systems fait un bond en avant considérable par rapport aux jeux Fire Emblem sur Switch 1. Fire Emblem n’a jamais été aussi beau, tant dans les cinématiques que dans le gameplay. Les designs détaillés des personnages sont particulièrement réussis, avec leurs armures originales, leurs coiffures farfelues, leurs bijoux somptueux et plein d’autres détails raffinés.

Ça, c’est pas jo-jo.
Ça, c’est pas jo-jo.

En revanche, les graphismes ternes des paysages ont l’air de reliques de l’ère PS3 : bouillie de textures floues, objets aux contours anguleux, faible visibilité.

Compte tenu de l’immense richesse du jeu, je pardonne volontiers ces quelques faux pas à Intelligent Systems. Je ne garde que le souvenir de l’un des meilleurs jeux auxquels j’ai jamais joué. Ah, si seulement je pouvais remonter le temps pour revivre ce chef-d’œuvre. Où est donc Eshmel quand on a besoin d’elle ?

« Fire Emblem: Fortune’s Weave » est sorti le 17 septembre sur Switch 2. Le jeu m’a été mis à disposition par Nintendo pour ce test.

Bilan

Un chef-d’œuvre de stratégie épique et le meilleur jeu exclusif à la Switch 2 à ce jour

« Fire Emblem: Fortune’s Weave » est un jeu colossal qui m’a captivé par son histoire épique et ses personnages passionnants. La structure unique du jeu m’offre une grande liberté et continue de me surprendre par des idées originales, même après plus d’une centaine d’heures de jeu. Le gameplay de ce jeu de stratégie au tour par tour séduit par sa formule éprouvée et ses rebondissements captivants. Les activités annexes sont également très réussies : entre deux combats sur une carte gigantesque, j’y deviens complètement accro. Les éléments de gameplay répétitifs pourraient en rebuter certains, même si Fortune’s Weave s’efforce de limiter la répétition grâce à des systèmes astucieux.

Sur le plan visuel, le jeu marque des points grâce à de superbes cinématiques et des personnages au design original. Dommage que la qualité graphique soit aussi variable selon les phases du jeu. La bande originale reste grandiose d’un bout à l’autre, un fond sonore à la hauteur du chef-d’œuvre qu’est Fire Emblem: Fortune’s Weave.

Pro

  • une histoire épique avec des dizaines de personnages intéressants
  • une structure unique et une grande liberté de conception
  • un gameplay de stratégie « Fire Emblem » classique avec des touches d’originalité
  • un mélange addictif d’activités parallèles
  • la musique… mon Dieu, la musique

Contre

  • mauvaise qualité visuelle parfois
  • certains éléments de gameplay répétitifs peuvent nuire à l’ambiance
Image du produit Nintendo Fire Emblem: Fortune's Weave (Switch 2, DE)
Jeu vidéo

Nintendo Fire Emblem: Fortune's Weave

Switch 2, DE

Photo d’en-tête : Nintendo

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Ma passion pour les jeux vidéo s'est éveillée au jeune âge de cinq ans avec la Gameboy originale et a grandi à pas de géant au fil des ans.


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Quels sont les films, séries, livres, jeux vidéos ou jeux de société qui valent vraiment la peine ? Recommandations basées sur des expériences personnelles.

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