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LG me montre le premier téléviseur OLED sans fil au monde
par Luca Fontana

Neuf millimètres d'épaisseur, une connexion sans fil et, pour la première fois, un prix à la portée du haut de gamme : LG redonne vie au téléviseur fond d'écran. Le W6 montre comment la technologie OLED devient adulte sans pour autant tout réinventer.
Le téléviseur à fond d'écran a été l'idée OLED la plus audacieuse de LG. En 2017, le panneau ultra-fin a fait parler de lui, mais il a ensuite disparu en silence. Trop cher, trop spécial, trop éloigné du marché de masse. Au CES 2026, LG fait une nouvelle tentative avec le OLED evo W6. Et cette fois, l'approche semble nettement plus terre à terre.
Formellement, LG reste fidèle à sa ligne de conduite : le W6 ne fait que neuf millimètres d'épaisseur et s'appuie entièrement sur le mur grâce à un nouveau support mural : pas de connexions visibles, pas de faisceau de câbles, pas d'encombrement technique. Tous les lecteurs sont placés dans un boîtier externe Zero-Connect qui transmet le signal d'image sans fil au téléviseur. Un câble d'alimentation reste certes nécessaire - le W6 n'est donc pas vraiment «wireless» - mais le véritable chaos de câbles disparaît du champ de vision.
Cette approche n'est pas nouvelle. LG utilise la technologie Zero-Connect depuis quelques années déjà, par exemple pour la première fois avec l'OLED M3. Elle devrait toujours pouvoir être placée jusqu'à dix mètres du téléviseur. Les appareils externes tels que les consoles, les lecteurs Blu-Ray ou les décodeurs ne sont plus connectés directement au téléviseur, mais au boîtier Zero-Connect. Elle transmet ensuite les signaux vidéo et audio au téléviseur en résolution UHD et jusqu'à 165 Hertz - sans compression.
Ce qui a changé, c'est le contexte : avec le W6, le sans fil n'est plus un gadget technique, mais la condition sine qua non pour que le design extrêmement fin, qui laisse peu de place pour les connexions, ait un sens. L'effet "waouh" est toutefois moins important qu'auparavant.
Techniquement, LG positionne le W6 au même niveau que ses meilleurs OLED actuels. La nouvelle technologie «Hyper Radiant Color Technology» doit assurer un contraste plus élevé, des couleurs plus vives et une plus grande luminosité. LG ne donne toutefois pas de valeurs de mesure concrètes pour le W6. Tout ce que l'on sait, c'est qu'il utilise également le nouveau Brightness Booster Ultra qui, sur d'autres modèles, devrait apporter environ 20 pour cent de luminosité de pointe en plus par rapport à l'année dernière.
Un autre détail est plus intéressant que les chiffres bruts : LG met particulièrement l'accent sur la réduction de la réflexion de l'écran sur le W6 grâce à de nouveaux filtres polarisants. Le fabricant sud-coréen fait même la promotion du W6 et du G6 comme étant les premiers téléviseurs à avoir obtenu la certification Intertek. Il s'agit d'une indication de la réduction mesurable des reflets, mais pas d'une preuve de leadership sur le marché. Samsung, par exemple, montre depuis deux ans avec ses QD-OLEDs qu'un excellent traitement antireflet est possible même sans nouveau label de qualité.
Mais malgré tout, pas de reflets malgré un écran brillant ? Cela semble pour le moins excitant. Le gourou de la technologie Caleb Denison se montre enthousiaste dans sa vidéo - justement parce que le W6 n'utilise pas de dalle mate et élimine pourtant les reflets de manière étonnamment efficace. L'équivalent mat de Samsung élimine certes les reflets au moins aussi bien, mais le noir paraît un peu plus gris pendant la journée que ce à quoi nous sommes habitués avec les OLED.
Pour ce qui est des autres caractéristiques, LG propose un programme obligatoire solide. Le W6 prend en charge les taux de rafraîchissement variables de Nvidia et AMD pour les consoles et les PC, ainsi que les fonctions de jeu bien connues. A cela s'ajoutent des extras logiciels comme le mode Gallery, qui transforme le téléviseur en galerie d'images numériques lorsqu'il est en veille. Sympathique, mais guère décisif pour l'achat.
L'innovation «la plus excitante» se situe à mon avis ailleurs - à savoir au niveau du prix. LG lui-même a expliqué à nos confrères de Tom's Guide a confirmé que le prix du W6 ne serait que <.em>légèrement positionné au-dessus de la Série G. Soit autour de 3500 francs pour la version 65 pouces. Cela marquerait une nette rupture avec le passé : les précédents téléviseurs Wallpaper étaient des produits de luxe sans compromis, avec des prix parfois absurdement élevés, allant jusqu'à 20 000 francs.
C'est précisément là que réside son importance. Le W6 ne doit apparemment plus seulement impressionner, mais aussi être vendu. Il ne s'agit donc pas d'un gamechanger OLED. Ce n'est pas non plus une attaque contre les téléviseurs de salon classiques. Mais un signe de maturité : LG montre que les formes extrêmes, la transmission de signaux sans fil et la qualité d'image haut de gamme ne doivent plus être des expériences, mais peuvent être transformées en un produit de masse.
La réussite de ce plan se décidera moins sur la scène du CES que plus tard dans le commerce - et dans la vie quotidienne. Si le surcoût par rapport à un modèle G reste effectivement gérable et que la technologie sans fil reste stable dans le temps, le W6 pourrait être ce que le téléviseur Wallpaper n'a pas été depuis longtemps : une véritable alternative.
J’écris sur la technologie comme si c’était du cinéma – et sur le cinéma comme s’il était réel. Entre bits et blockbusters, je cherche les histoires qui font vibrer, pas seulement celles qui font cliquer. Et oui – il m’arrive d’écouter les musiques de films un peu trop fort.
Du nouvel iPhone à la résurrection de la mode des années 80. La rédaction fait le tri.
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