
PS5 Pro ? Très peu pour moi : mon salon sera bientôt le royaume de mon PC Steam customisé
Les consoles offrent un certain confort, mais restent truffées de compromis face à un PC gaming haut de gamme. Ma PS5 Pro s’apprête par conséquent à faire partie de l’histoire ancienne. Je suis en train de concevoir une Steam Machine pour mon salon.
Après vingt années de loyauté envers PlayStation, l’aventure touche à sa fin. Cela fait déjà un certain temps que ma PS5 Pro a tendance à rester éteinte le soir. Accoutumé à jouer confortablement installé dans mon canapé, je me surprends à m’essayer à un jeu Steam assis à mon bureau. Il faut dire que les désillusions se sont accumulées ces derniers temps. Par exemple, dans la version PS de Tainted Grail : The Fall of Avalon, le jeu se bloque constamment. Il ne s’agit donc pas seulement de se battre pour des FPS acceptables ; c’est aussi un vrai test pour nos nerfs qui sont mis à rude épreuve.
J’ai rencontré des problèmes similaires avec des jeux développés sur l’Unreal Engine 5 : The Elder Scrolls IV : Oblivion Remastered offre certes une expérience plus agréable, mais il est également affecté par d’importantes baisses de performances au niveau du framerate. Comme dernier exemple, je citerai RimWorld, dont la version console propose moins de DLC que la version PC.

Je ne veux plus de tout ça. Je veux plus de puissance, plus d’images par seconde, une expérience plus détaillée et j’ai une folle envie d’assembler un nouvel ordinateur. Bien que je possède beaucoup plus de jeux sur PlayStation, je passe définitivement à Steam et GOG. Je tourne résolument la page, tout en essuyant furtivement une larme.
L’idée : un PC de salon haut de gamme le plus compact et le plus silencieux possible pour gamer sous Linux
La solution est évidente : un système qui offre le confort d’une console, mais sans aucun compromis sur les performances. Je veux la 4K, 120 Hz, HDR, VRR, un refroidissement silencieux et une capacité de mise à niveau. Je mise entièrement sur AMD, et ce non seulement pour le rapport qualité-prix, mais aussi parce que Bazzite (en anglais), un Linux de jeu basé sur Fedora avec le confort d’un deck Steam, fonctionne tout simplement mieux avec du matériel AMD. J’installe également Windows 11 comme option de démarrage secondaire, ce qui me permet de jouer aux rares jeux qui ne fonctionnent pas sous Linux à cause de leurs systèmes anti-piratage.
Sous Linux, AMD présente une particularité lorsqu’il est connecté à un téléviseur compatible uniquement avec HDMI : les fonctionnalités VRR et HDR sont accessibles, mais leur utilisation reste limitée. L’idée est donc de sortir le signal via DisplayPort et de le convertir en HDMI à l’aide d’un adaptateur. Pour cela, il faut non seulement un adaptateur spécial, mais aussi un firmware spécial qui doit être flashé. Seul l’avenir me dira si la solution était la bonne. Si vous voulez déjà savoir de quel adaptateur je parle, j’ai choisi le Cable Matters DisplayPort 1.4 to 8K HDMI Adapter (avec Custom Firmware 7.01.124, site en anglais).

Source : Jonsplus
D’autres détails exigent également des solutions pragmatiques : le Bluetooth de la carte mère prévue n’est pas encore supporté sous Linux, bien que cela soit spécifique à la carte et puisse tout à fait fonctionner selon la puce Bluetooth utilisée. Dans mon cas, je vais le désactiver et utiliser un adaptateur USB-Bluetooth à la place.
Vision utopique
L’objectif est évident : intégrer une carte graphique performante, un processeur et les autres composants essentiels dans un châssis aussi petit et compact que possible. J’ai commandé les composants au fur et à mesure ces derniers mois, tout est là. Pour la mémoire vive, j’ai heureusement payé moins d’un tiers de son prix actuel.

J’ai commandé les éléments suivants (boîtier, ventilateur système, accessoires pour ventilateur et bloc d’alimentation) :
- Jonsplus MATX Handle Case Z20 – noir-orange ;
- 2 × Noctua NF-A14 PWM chromax.black ;
- Noctua NF-A12X25 PWM chromax.black ;
- Noctua NA-SAVP1 chromax.black ;
- Noctua NA-SYC1 chromax.black ;
- Enermax PlatiGemini 1200 Watt 80 PLUS Platinum.
Le bloc d’alimentation est clairement disproportionné par rapport aux besoins réels du système et pourrait être considéré comme excessif. Même les futures mises à niveau potentielles du système ne pourront jamais l’utiliser à pleine capacité. Je l’ai commandé parce qu’apparemment, l’efficacité serait optimale entre 20 et 50 % de charge. Espérons que cela aura aussi un impact sur sa longévité. Quant au ventilateur, il ne devrait jamais être audible.
Carte mère, processeur, refroidisseur CPU, carte graphique, mémoire vive, SSD et heatsink :
- MSI MAG B850M Mortar WiFi ;
- AMD Ryzen 7 9800X3D ;
- Noctua NH-U12A chromax.black ;
- Sapphire Radeon RX 9070 XT Nitro+ ;
- Kingston Fury Beast, 2 × 32 Go, DDR5-RAM, DIMM, 6000 MT/s, CL30 ;
- Crucial T500 4 To, M.2 2280 ;
- 2 × Seagate FireCuda 530 1 To, M.2 2280 ;
- Axagon Aluminium Heatsink for M.2 SSD CLR-M2L3.
Autres :
- pâte thermique Arctic MX-6 ;
- attache-câbles velcro ;
- cable Matters DisplayPort 1.4 to 8K HDMI Adapter (Custom Firmware 7.01.124) ;
- adaptateur USB-Bluetooth TP-Link UB500 Plus.
Téléviseur et barre de son (que je possédais déjà) :
Une analyse détaillée et approfondie de chaque composant suivra dans le prochain article. J’y présenterai en détail la conception du système, en mettant en lumière les obstacles rencontrés ainsi que les solutions adoptées pour intégrer le confort de la console de manière pratique et réalisable par soi-même. La configuration de l’UEFI, la gestion du flashage de l’adaptateur, ainsi que d’autres aspects liés à Bazzite seront également abordés ; d’ici la fin de l’année ou, au plus tard, au début de l’année prochaine.
Le baiser quotidien de la muse stimule ma créativité. Si elle m’oublie, j’essaie de retrouver ma créativité en rêvant pour faire en sorte que mes rêves dévorent ma vie afin que la vie ne dévore mes rêves.
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