

Course à pied et longévité : les points de vigilance
La course à pied permet de rester jeune et en bonne santé, à condition que vous ne vous blessiez pas et si votre corps suive le rythme. Luise Walther, experte en entraînement neurocentré, vous donne des conseils pour améliorer la qualité de vos mouvements grâce à des exercices simples.
Il y a peu, c’était de nouveau... mon anniversaire ! Je suis donc officiellement plus âgée d’un an. Mais je vous le dis tout de suite, peu importe ce que dit le chiffre, je me sens jeune et j’ai encore de nombreuses aventures sportives en tête ! Parmi elles figurent aussi de longues courses sur des sentiers étroits et montagneux.
Il va sans dire que le thème « course à pied et longévité » m’intéresse. Je ne voulais en aucun cas manquer la conférence de l’autrice et sportive Luise Walther au salon du sport ISPO, lors du symposium « Runner’s World ». Non pas parce que je veux absolument vivre plus longtemps... Plus longtemps que quoi ? Je me le demande bien !
En effet, je voudrais plutôt savoir comment vivre les années qui me restent de la manière la plus active, la plus dynamique et la plus aventureuse possible ? Comment pourrai-je, même dans dix, quinze ou vingt ans, sauter par-ci par-là sans avoir mal, sans me blesser et sans ces petits maux de tous les jours ?
La qualité du mouvement est déterminante
« Nous savons déjà que l’activité physique permet de rester jeune », explique Luise, qui s’est spécialisée dans l’entraînement neurocentré. L’analyse des données révèle que la pratique régulière de la course à pied augmente l’espérance de vie de trois à six ans (en anglais). Elle améliore la santé cardiovasculaire, la résistance au stress, les fonctions cognitives et la santé mentale.
La question vraiment importante est donc la suivante : « Votre système nerveux vous permet-il de courir de manière à rester jeune ? » Car seules les personnes qui évitent les blessures et les mauvaises postures et qui peuvent ainsi courir régulièrement profitent des bienfaits pour la santé de ce sport très apprécié.
« La qualité du mouvement est déterminante », souligne-t-elle. C’est pourquoi, lorsqu’on met l’accent sur la longévité, les priorités changent. On s’éloigne de l’objectif qui est d’aller le plus vite et le plus loin possible pour se diriger vers une qualité de mouvement élevée, une récupération suffisante, une stabilité sensorimotrice, une meilleure connexion pied-cerveau et une plus grande mobilité des hanches.
Le système nerveux vieillit et influence les mouvements
Luise est spécialiste de l’entraînement neurocentré, une forme d’entraînement dans laquelle le système nerveux joue un rôle déterminant. De nombreux sportifs de haut niveau ne jurent que par l’entraînement neuroathlétique complémentaire, qui vise à améliorer l’équilibre, la réactivité, la précision des mouvements et l’utilisation ciblée de la force. Les exercices peuvent toutefois paraître inhabituels : outre des exercices de mobilité et d’équilibre, ils comprennent également des exercices pour les yeux et même la position de la langue joue un rôle.
Sur le plan scientifique, l’efficacité de l’entraînement neuroathlétique n’est pas clairement établie. Alors que certaines études (en allemand) ne démontrent aucune corrélation entre l’augmentation de la force de préhension et l’amélioration de l'entraînement en général, d’autres observent une force, une souplesse et un équilibre supérieurs chez les volleuyeuses et volleyeurs de haut niveau. C’est à vous de décider si ce type d’entraînement complémentaire vous convient. Personnellement, j’ai très envie d’essayer.
Exercices à essayer
Lors de sa conférence, Luise invite le public à se tenir en équilibre sur une jambe, les yeux fermés, tout en levant l’autre jambe à 90 degrés au niveau de la hanche. Ce n’est pas si facile ! Je suis néanmoins (ou justement à cause de ce défi) une grande adepte de ce genre d’exercices, car même si l’efficacité de l’entraînement neuroathlétique n’a pas encore pu être clairement démontrée par des études, les exercices d’équilibre et de stabilité sont bénéfiques pour presque tous les sports. Étant donné que l’équilibre diminue avec l’âge, je suis encore plus motivée qu’auparavant à le travailler davantage.
Le balancement des hanches fait également partie de mes nouveaux exercices préférés. La technique décrite ci-dessus reste la même, mais on peut garder les yeux ouverts. Ensuite, on balance la jambe levée vers la droite puis vers la gauche. C’est aussi un exercice assez difficile, mais il fait du bien à mes hanches, qui sont ensuite plus détendues et plus souples. Cet exercice est également idéal pour s’échauffer avant d’aller courir.
Comme l’équilibre et la vision sont étroitement liés, je m’investis pleinement dans les exercices pour les yeux et la nuque. Il s’agit de garder le pouce dans le champ de vision tout en bougeant la tête vers le haut, le bas, la gauche et la droite. Ces exercices s’appellent « oui » et « non ». Dans la vidéo, vous pouvez voir la variante « oui ».
Une pratique régulière pour une longue vie
Les exercices recommandés ne prennent pas beaucoup de temps et peuvent être intégrés à l’échauffement avant la course, mais aussi au quotidien. « De petits efforts quotidiens peuvent avoir un effet considérable », explique l’experte en neuroathlétisme, qui court elle-même avec enthousiasme et participe à des compétitions Hyrox.
« Courir prolonge la vie. Un entraînement neurocentré vous permet de courir plus longtemps », résume-t-elle, car outre un bon sommeil, le repos, l’alimentation et les relations sociales, l’activité physique est l’un des piliers qui nous aident à vieillir en bonne santé.
Si vous souhaitez approfondir les thèmes de la longévité et de l’entraînement neuroathlétique selon Luise Walther, et mieux connaître son expérience ainsi que son quotidien de coach, ces livres (en allemand) pourraient vous intéresser :
Si vous souhaitez vous faire une idée de l’entraînement neuroathlétique, vous trouverez ici des ouvrages de Lars Lienhard (en allemand), qui a fait connaître cette approche d’entraînement dans les pays germanophones et qui a fait partie de l’équipe d’encadrement de l’équipe nationale allemande de football et de l’équipe olympique allemande d’athlétisme.
Plongeuse scientifique, instructrice de SUP, guide de montagne... même si les lacs, les rivières et les mers sont mes terrains de jeu favoris, je ne me laisse pas porter par le courant, car j'ai encore beaucoup à apprendre et à découvrir. J'aime aussi prendre de la hauteur et changer de perspective en volant avec des drones et en faisant du trail.
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