

Ma liste de matériel pour un trail de 50 kilomètres
Quand on fait son premier ultra, tout est nouveau. Grâce à ces conseils d’équipement, vous serez bien préparé au moment du départ.
Si vous prévoyez de courir un 50 km, vous êtes sûrement dans le même cas que moi : vous vous demandez quel équipement vous permettra de tenir le mieux pendant ces longues heures sur les sentiers. Je viens de terminer mon premier ultra-trailet je sais maintenant ce dont j’ai besoin et ce que je peux rayer de ma liste de matériel.
Les basics : chaussures, chaussettes et gilet de course
En principe, on sait déjà plusieurs semaines avant une grande course quelles chaussures on va porter et c’était d’ailleurs mon intention.
J’avais deux modèles favoris qui avaient fait leurs preuves à l’entraînement sur de longues distances, mais La Sportiva m’a ensuite envoyé les nouvelles Prodigio 2 pour que je les teste. Après un essai de 15 kilomètres, j’étais certaine de vouloir savoir comment étaient ces chaussures lors d’un trail long et exigeant, et j’ai donc décidé de les porter pour la course. Je vous ferai un compte-rendu détaillé, mais je peux déjà vous dire une chose : je n’ai pas du tout regretté mon choix.
Bien sûr, il vaut toujours mieux éviter d’essayer quelque chose de totalement nouveau le jour de la course, mais comme j’avais déjà porté le modèle précédent, le risque me semblait raisonnable.
Pour les chaussettes, j’ai misé sur les chaussettes de course colorées de Incylence. J’ai récemment rencontré le fondateur de cette marque hambourgeoise (un article détaillé à ce sujet sera également publié ici, dans notre magazine).
Le choix est difficile quand il s’agit des sacs à dos d’hydratation, aussi appelés « running vests ». Je suis partagée. Dois-je courir en étant la plus légère et minimaliste possible ? Par exemple avec le gilet de course compact 5 litres de Nnormalqui remplit bien ces critères ? Ou jouer la carte de la sécurité et courir plus lourdement, et donc plus lentement, avec beaucoup de nourriture et de boissons ? J’ai finalement opté pour le sac à dos 12 litres de Montane. Avec le recul, j’avais emporté trop de tout, ce qui a été une leçon essentielle tirée de mes débuts en ultra-trail.
Veste, pantalon et les affaires restées à la maison
Le choix du pantalon et du t-shirt de course que vous porterez le jour J dépend de la météo et relève aussi d’un choix personnel. Beaucoup mettent le t-shirt de l’événement, personnellement je préfère le porter après la course. Pour moi, le t-Shirt Pure de La Sportiva, très fin et léger, s’est avéré parfait, car les températures devaient avoisiner les 20 degrés et aucune pluie n’était prévue. S’il avait fait plus frais, j’aurais pris une veste de pluie fine et légère comme celle-ci d’Odlo, également utile en cas de vent ou lorsque je dois faire une pause, trempée de sueur et à bout de souffle. Une veste de pluie était d’ailleurs recommandée par l’organisation, mais comme les prévisions météo s’annonçaient bonnes, j’ai décidé de ne pas en prendre.
Pour le pantalon, j’ai fait un compromis. Au vu de la météo, un short aurait suffi, il faisait clairement trop chaud pour porter un leggings de course. Mais pour passer à travers les broussailles et les branches, je voulais porter quelque chose qui protégeait un peu, c’est pourquoi j’ai opté pour le pantacourt trois-quarts Odlo Essentials. Chez les hommes, j’ai remarqué la même chose, au lieu de shorts de course, beaucoup portaient des shorts longs arrivant juste au-dessus du genou.

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Si la course avait commencé une heure plus tôt, c’est-à-dire à sept heures, comme la course de 70 kilomètres qui se déroulait le même jour, j’aurais enfilé des manchettes comme celles-ci de Dynafit. Les manchettes font partie de mes accessoires préférés pour le trail car elles me permettent de m’adapter aux températures en quelques secondes, sans avoir à fouiller dans mon sac à dos à la recherche d’une veste.
Finalement, j’étais contente de ne pas avoir eu besoin des manchettes cette fois-ci et que la course de 50 kilomètres n’ait commencé que lorsque les premiers rayons du soleil réchauffaient déjà l’atmosphère. Si vous souhaitez lire mon ressenti sur cette course, vous le trouverez ici :
Équipement obligatoire et sécurité
Dans la plupart des courses, les organisateurs imposent quelques équipements indispensables. Lors de la course de 50 kilomètres organisée dans le cadre des courses de Mont Terrible dans le Jura suisse, il s’agissait d’un téléphone portable et d’un gobelet, car il n’y avait pas de gobelets aux points de ravitaillement. Je trouve ça génial, car cela permet d’éviter les déchets. J’ai opté pour le gobelet léger et pliable de Compressport.
En plus de mon téléphone, j’ai emporté une petite batterie externe, au cas où, pour m’orienter ou appeler à l’aide si la batterie de mon portable venait à tomber à plat au pire moment. Comme je ne savais pas à quoi m’attendre, cette batterie m’a apporté une sécurité psychologique. Outre du ruban adhésif et de la ficelle pour réparer d’éventuels problèmes avec mes chaussures ou mon sac à dos, mon équipement comprend également une couverture de survie qui était d’ailleurs recommandée par l’organisation de la course.



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Accessoires pour trousse de secours
Bâtons, ceinture de course et lunettes de soleil
J’ai rarement été aussi contente d’avoir des bâtons avec moi que lors de cette course. Dans les montées raides ou longues, ils ont agréablement soulagé mes cuisses. Je suis fan des bâtons Trail Carbon 4 du fabricant français TSL Outdoor (voici le compte-rendu détaillé du test. Le mécanisme de clic magnétique de ces bâtons pliants en carbone m’a séduite, car il est si simple que je peux les utiliser même sans lunettes et quand je suis fatiguée. Les embouts Crossover, des capuchons en caoutchouc pour les pointes des bâtons, préservent les sentiers et atténuent les cliquetis.
Où ranger les bâtons quand je ne m’en sers pas ? La réponse est évidente : dans la ceinture de course. D’autres ont des étuis spéciaux ou les fixent à leur sac à dos de course. Pour moi, cela demande trop de souplesse et de concentration. Les grandes boucles de la ceinture de course Compressport sont idéales pour ranger les bâtons en deux gestes. Je peux également attacher mon dossard aux sangles à l’avant de la ceinture. Cela présente deux avantages : pas de trous dans le t-shirt causés par les épingles de sûreté et le dossard reste toujours visible, comme l’exige le règlement, même si j’enfile une veste de pluie. La ceinture offre également de la place pour tout ce que je souhaite avoir à portée de main, comme des barres énergétiques.
Bien sûr, toutes les courses ne se déroulent pas sous le soleil, mais j’emporte presque toujours des lunettes de soleil de sport légères, en l’occurrence les Invu Omu.
Gels, barres énergétiques et Cie
Je ne sais plus combien de fois j’avais entendu dire avant la course : « L’alimentation, c’est le plus important lors des longues courses ! » Et c’est vrai ! Pendant le Backyard-Ultra, j’étais sans cesse en train de faire le plein d’énergie. Mon plan était le même pour la course du Mont-Terrible, c’est-à-dire, manger beaucoup.
Comme je suis cœliaque, je ne voulais pas compter sur les points de ravitaillement, mais courir en m’approvisionnant moi-même, à l’exception de l’eau.
Les gels sont un mal nécessaire, car ils fournissent beaucoup d’énergie dans un format compact. Ceux que je préfère sont les gels Maurten. Pour éviter d’avoir à manipuler les emballages pendant la course et de devoir avaler d’un coup un gel entier, je transfère au préalable cette pâte gluante dans une gourde à gel. Pour moi, c’est une véritable révolution : plus besoin de manipuler les emballages pendant la course, plus de mains collantes et la possibilité de siroter brièvement à la bouteille de temps en temps, lorsque le terrain et mon rythme le permettent.
« Emporte aussi de la nourriture solide », m’avait-on conseillé avant le départ. Pour moi, cela signifiait un sandwich au beurre de cacahuète et à la confiture, quelques bretzels et diverses barres de Yfood, Nakd et Be Kind, sans oublier les bonbons Haribo. Si vous trouvez que j’ai beaucoup trop pris, maintenant que la course est terminée, je peux vous dire que vous avez raison. La majeure partie de mes provisions était encore dans mon sac à l’arrivée. Comme c’était mon premier long trail et que je n’avais aucune idée de la durée du parcours, je préférais prendre trop que pas assez. La prochaine fois, je saurai mieux m’y prendre.
Côté boissons, j’ai opté pour la boisson électrolytique Peak Punk que j’avais dans mon sac à dos d’hydratation et qui a un délicieux goût d’orange. J’avais également emporté 500 ml d’eau et 500 ml de café froid dans des flasques. Le café froid m’a vraiment sauvé la mise. Prendre une gorgée de café amer entre deux gels sucrés tout en bénéficiant d’un regain de caféine a fait partie de la recette de ma réussite.
Idées pour la prochaine course
Presque tout ce que j’avais emporté a parfaitement fonctionné et m’a permis de franchir la ligne d’arrivée en toute sécurité après un peu moins de 52 kilomètres. Je suis donc pleinement satisfaite de mon choix d’équipement, je vais seulement réduire considérablement la quantité de nourriture. Après tout, c’est une course, pas un pique-nique ! À l’avenir, je laisserai aussi la batterie externe à la maison pour ce genre de parcours.
Quels sont vos conseils pour les longs trails ? De quel équipement pouvez-vous vous passer ? Et en revanche de quoi avez-vous absolument besoin ? Dites-nous tout en commentaires.
Plongeuse scientifique, instructrice de SUP, guide de montagne... même si les lacs, les rivières et les mers sont mes terrains de jeu favoris, je ne me laisse pas porter par le courant, car j'ai encore beaucoup à apprendre et à découvrir. J'aime aussi prendre de la hauteur et changer de perspective en volant avec des drones et en faisant du trail.
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