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En coulisse

Grâce au mode bridge, mon accès Galaxus Internet fonctionne enfin avec UniFi

Philipp Rüegg
22/10/2026
Traduction : Stéphanie Casada

Un mode bridge est désormais disponible pour le routeur fourni avec Galaxus Internet. Plus rien ne s’oppose donc à mon réseau UniFi à 10 Gb/s.

Il y a un an, j’ai souscrit un abonnement Galaxus Fibre et fait passer notre réseau domestique à 10 Gb/s. Pour le WiFi, j’ai installé des points d’accès Ubiquiti compatibles WiFi 7. De toutes parts, y compris dans notre communauté, on m’a répété qu’il était difficile de trouver meilleur matériel pour un réseau domestique. C’est particulièrement vrai lorsqu’on utilise l’écosystème UniFi. Jusqu’à présent, j’ai dû m’en passer, car je n’avais pas de routeur Ubiquiti. Je n’aurais pas pu le brancher comme je l’aurais souhaité, car le routeur Zyxel fourni avec Galaxus Internet ne dispose pas de mode bridge. Oui, je sais qu’il existe des solutions de contournement, comme la DMZ, mais je ne voulais pas m’y aventurer.

Enfin... jusqu’à maintenant.

Une simple demande suffit

Je ne peux malheureusement pas activer moi-même le mode bridge, qui transforme le routeur en simple modem. Il suffit toutefois d’en faire la demande au moyen du formulaire prévu à cet effet dans le portail client Galaxus. Le mode est alors activé (lorsque c’est possible).

Si je branchais un deuxième routeur derrière le Zyxel sans activer le mode bridge, je me retrouverais avec un double NAT. Le réseau domestique serait alors divisé en deux sous-réseaux privés distincts, ce qui peut entraîner des complications. Les redirections de ports, par exemple, risquent de ne pas fonctionner si le premier routeur ne les transmet pas au second. Dans les jeux en ligne, les connexions pair à pair peuvent être bloquées. Deux pare-feu qui se superposent peuvent aussi imposer des restrictions et augmenter la latence.

L’UniFi Cloud Gateway prend désormais le contrôle de mon réseau.
L’UniFi Cloud Gateway prend désormais le contrôle de mon réseau.

Deux problèmes potentiels liés au DHCP, le protocole qui attribue les adresses IP aux appareils, peuvent être anticipés. Si le nouveau routeur et le Zyxel utilisent la même plage d’adresses IP locales, cela peut créer des conflits. J’utilise un Ubiquiti Unifi Cloud Gateway UCG, capable lui aussi de prendre en charge un débit de 10 Gb/s. À son démarrage, son adresse est 192.168.0.1, tandis que celle du Zyxel est 192.168.1.1. Les deux appareils ne devraient donc pas se gêner. Si votre configuration est différente, vous pouvez définir une plage d’adresses, par exemple de 192.168.0.2 à 192.168.0.254.

Du côté WAN, l’obtention de l’adresse IPv4 publique doit également être réglée sur DHCP.

Image du produit Ubiquiti UniFi Cloud Gateway UCG-Fiber
Routeur
EUR314,90

Ubiquiti UniFi Cloud Gateway UCG-Fiber

Une fois le mode bridge activé, le DHCP et le WiFi du Zyxel sont de toute façon désactivés. Cela devrait donc fonctionner même sans ces réglages préalables. Cette méthode me permet toutefois de vérifier que la connexion Internet fonctionne sur le nouveau routeur avant de désactiver l’ancien.

Une installation simple, des ventilateurs agaçants

Chez moi, le passage au nouveau système aurait probablement fonctionné du premier coup si j’avais branché le routeur Zyxel sur le port RJ45 plutôt que sur le port WAN. En principe, ce dernier aurait aussi dû fonctionner, mais ce n’était pas le cas dans ma configuration. J’utilise le port WAN avec un module adaptateur SFP) pour y raccorder un switch Ubiquiti à 10 Gb/s.

Outre la passerelle, j’utilise plusieurs switches et points d’accès. Ces derniers étaient déjà en service, mais sans être intégrés à UniFi : je ne pouvais les gérer qu’individuellement. Dès que la passerelle est activée, elle détecte automatiquement tous les appareils Ubiquiti du réseau. Il me suffit alors d’un clic dans l’application pour les ajouter. Deux points d’accès refusent d’abord d’être transférés dans le système UniFi, mais une rapide réinitialisation règle le problème.

Les nouveaux switches Ubiquiti USW Pro XG, qui remplacent mes anciens modèles TP-Link, disposent de ports PoE (Power over Ethernet). Je n’ai donc plus besoin d’injecteurs PoE supplémentaires pour alimenter les points d’accès filaires, ce qui me permet d’économiser quelques appareils et prises électriques. Je pourrais également administrer les switches, comme plusieurs membres de la communauté me l’avaient conseillé après mon dernier article. Cela dit, je pense toujours que cette fonction n’est pas indispensable dans notre foyer de quatre personnes.

Les switches USW Pro XG chauffent beaucoup, malgré leur ventilation active.
Les switches USW Pro XG chauffent beaucoup, malgré leur ventilation active.

Ce qui me gêne avec les switches Ubiquiti, c’est le bourdonnement nettement audible de leurs ventilateurs. Je travaille à moins de deux mètres d’eux et dois encore trouver une solution. Quant à leur chaleur, je pourrais y faire cuire des œufs au plat, tout comme sur les TP-Link. Au moins, ces derniers étaient refroidis passivement et donc silencieux. À plus de 500 francs pièce, c’est décevant.

À la cave, j’utilise le plus petit UniFi Flex XG. Je voulais d’abord me passer de son bloc d’alimentation en le branchant en PoE sur son grand frère. Cela fonctionne, mais le switch n’atteint alors qu’un débit de 1 Gb/s. Je le vois immédiatement dans l’application, qui indique pour chaque appareil les ports utilisés et leur vitesse. Un voyant coloré sur l’appareil donne aussi cette information : bleu clair pour 10 Gb/s, bleu foncé pour 2,5 Gb/s, etc. Je n’échappe donc pas à deux câbles d’alimentation : le point d’accès raccordé au Flex XG a, lui aussi, toujours besoin d’un injecteur PoE.

La configuration dans l’application est un vrai plaisir. Tout est relativement simple et compréhensible, même pour les novices. Elle m’a tout de même pris presque un après-midi entier.

Dans l’application UniFi ou l’interface Web, je garde toujours un œil sur mon réseau.
Dans l’application UniFi ou l’interface Web, je garde toujours un œil sur mon réseau.

UniFi est-il à la hauteur de sa réputation ?

Unifi fait figure de référence en matière de gestion de réseau. Ce que j’en ai essayé jusqu’ici confirme cette impression. Dans l’application comme dans l’interface Web, je peux surveiller mon réseau avec précision. Les menus sont clairs, sans être inutilement complexes, et de nombreuses informations sont présentées sous forme graphique. Je peux par exemple voir, sous forme d’arborescence, quels appareils sont connectés entre eux et comment. C’est possible parce que tous les équipements réseau, switches compris, viennent d’Ubiquiti et communiquent entre eux.

Cette arborescence m’indique aussi la puissance du signal reçu par les appareils connectés. Deux d’entre eux, la pompe à chaleur et l’installation solaire, sont reliés au point d’accès du rez-de-chaussée plutôt qu’à celui, plus proche, de la cave. Deux clics suffisent pour les basculer sur ce dernier. Ce n’est pas que leur connexion ait besoin d’être plus puissante, mais le réseau 2,4 GHz du point d’accès du rez-de-chaussée est déjà bien chargé. L’application me le montre également.

L’arborescence me permet de voir d’un coup d’œil où chaque appareil est connecté.
L’arborescence me permet de voir d’un coup d’œil où chaque appareil est connecté.

Je n’en ai pas encore besoin chez nous, mais je pourrais bloquer certains sites, applications ou domaines entiers pour des appareils précis. Je pourrais aussi créer un LAN virtuel afin d’isoler les appareils domotiques auxquels je fais moins confiance. Ce sera peut-être mon prochain projet. Je suis encore loin d’avoir exploré tous les menus et sous-menus : les possibilités semblent presque infinies.

Parmi ces innombrables réglages, il me manque toutefois une option permettant d’éteindre un appareil à une heure donnée. Je compte installer un canapé-lit dans mon bureau, et le bruit du ventilateur du switch deviendra alors vraiment gênant. Je réglerai donc le problème avec une prise connectée.

Optimisation du WiFi

Maintenant que les points d’accès fonctionnent avec le système UniFi, le réseau maillé fonctionne lui aussi. Lorsque je descends rapidement du deuxième étage au rez-de-chaussée (ou, comme dirait mon fils, « en faisant un bruit de galop »), je peux suivre les transitions en direct dans l’application. J’y vois exactement combien de secondes mon téléphone met pour changer de point d’accès. Très peu.

Je suis un peu surpris de constater que le routeur Zyxel, pourtant placé dans une armoire, émet un signal WiFi plus puissant jusque dans le jardin… La borne WiFi en forme de disque est fixée au mur, pratiquement juste à côté, sans obstacle devant elle. Pourtant, sur mon ordinateur portable, à environ cinq mètres de là sur la terrasse, je n’obtiens jamais de valeur inférieure à -80 dBm. C’est suffisant pour naviguer sur Internet, mais les vidéos se chargent par à-coups.

La borne WiFi extérieure émet un signal plus faible que le routeur Zyxel placé juste à côté, dans un placard. Et avant que vous ne me fassiez à nouveau des remarques sur mes câbles : je vous jure que c’est temporaire !
La borne WiFi extérieure émet un signal plus faible que le routeur Zyxel placé juste à côté, dans un placard. Et avant que vous ne me fassiez à nouveau des remarques sur mes câbles : je vous jure que c’est temporaire !

Pour trouver le meilleur emplacement, j’utilise l’outil en ligne d’Ubiquiti (en anglais). J’y importe le plan de notre maison. Les pièces et les murs sont détectés automatiquement, et je peux corriger le résultat manuellement si nécessaire. Je vois aussitôt jusqu’où porte le signal d’un point d’accès. L’outil me montre aussi qu’une installation au plafond est un peu plus efficace qu’une fixation au mur. La différence n’est pas énorme, mais elle existe.

Le système UniFi fonctionne maintenant depuis deux mois. Pendant cette période, je n’ai constaté que deux petits problèmes. Une fois, le débit de la connexion entre le routeur UniFi et le commutateur est passé de 10 à 5 Gb/s. Débrancher puis rebrancher le câble a suffi à régler le problème. Une autre fois, la connexion Internet a été interrompue et j’ai perdu l’accès au système. Tout est rentré dans l’ordre après le redémarrage du routeur UniFi. Dans les journaux du système, j’ai pu voir qu’une perte de paquets avait d’abord été détectée, suivie peu après d’une coupure de la connexion sur le port WAN 1. Selon UniFi, le problème venait du fournisseur d’accès à Internet. Aucune panne n’était toutefois signalée de son côté. J’espère que ce n’était qu’un incident isolé.

Désolé, mais je ne peux pas faire mieux en matière d’organisation des câbles.
Désolé, mais je ne peux pas faire mieux en matière d’organisation des câbles.

Bilan : un pont vers la terre promise

Depuis le lancement de Galaxus Internet, le mode bridge était la fonctionnalité la plus demandée. Rien d’étonnant : pour disposer d’un réseau domestique stable, le mieux est de pouvoir utiliser le matériel de son choix. Il est désormais aussi opérationnel chez moi. J’apprécie la visibilité et le contrôle que m’apporte le système UniFi. Peu de choses m’agacent autant que les problèmes de connexion Internet, dont la cause peut se trouver n’importe où. UniFi ne résout pas tous les problèmes, mais, jusqu’ici, je n’ai presque rien à lui reprocher.

L’installation a été un jeu d’enfant, et le mode bridge s’active très rapidement. Avec son excellente interface Web et son application, je comprends maintenant pourquoi tant de personnes ne jurent que par Ubiquiti. Si le système m’offre encore de nombreuses années de gestion réseau sans souci, il aura valu son prix.

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Enfant, je n’avais pas le droit d’avoir de console. Ce n’est qu’avec l’arrivée du PC familial 486 que le monde magique des jeux vidéo s’est ouvert à moi. Aujourd’hui, je compense largement ce manque : seuls le temps et l’argent m’empêchent d’essayer tous les jeux qui existent et de remplir mon étagère de consoles rétro rares. 


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