
Les 100 meilleurs jeux vidéo de tous les temps : partie 1
Digitec Galaxus a réuni un jury composé de 47 experts et expertes qui ont sélectionné les 100 meilleurs jeux vidéo de tous les temps. Voici la première partie du classement, de la 100e à la 68e place.
Les articles listes de jeux vidéo sont mon petit plaisir coupable. J’avoue que ce n’est pas très original, mais il faut bien que je paie mes factures. Ces listes sont particulièrement efficaces quand l’auteur explique aux lecteurs et lectrices qu’ils n’y connaissent rien.
Pour ça, rien de tel qu’un classement. Mais pas n’importe lequel. En collaboration avec un jury de 47 expertes et experts venus de toute la Suisse, Digitec Galaxus vous présente les 100 meilleurs jeux vidéo de tous les temps. Pour savoir à quelle place se classe votre jeu préféré, restez à l’affut pour la suite du classement que nous publierons au cours des quatre prochaines semaines. Les prochains résultats du classement seront dévoilés la semaine prochaine.
Pour être sûr de ne rien manquer, vous pouvez suivre notre rubrique Gaming afin d’être averti par e-mail dès qu’un nouvel article sera mis en ligne.
Le classement est-il objectif ?
Non, ce serait impossible. Il s’agit de jeux qui revêtent une grande importance pour certaines personnes et dont la portée culturelle perdure encore aujourd’hui. Ce n’est pas une liste exhaustive, mais plutôt une liste parmi d’autres.
Et si les goûts et les couleurs ne se discutent pas, nous avons quand même hâte de lire vos avis en commentaires.
100. « StarCraft » (1998)
Par : David Stark, zarkonnen.com / Swiss Game Hub
Après Warcraft et Warcraft II, Blizzard plante son décor dans l’espace. Les trois factions jouables fonctionnant de manière radicalement différente constituent la grande nouveauté. Tout comme Warcraft, initialement prévu comme un jeu Warhammer, ce titre s’inspirait lui aussi indéniablement de Warhammer 40k : les Tyranides sont devenus des Zergs, et les Eldars des Protoss. Le succès fut phénoménal, notamment en Corée du Sud, où le jeu s’est répandu dans les cybercafés et est devenu le tout premier jeu de e-sport professionnel.

Source : Activision Blizzard
Genre : stratégie en temps réel
Sorti sur : Windows, macOS, Nintendo 64
Anecdote : Blizzard a présenté une première version du jeu à l’E3 en 1996. En face, il y avait Dominion Storm, un jeu très attrayant qui a conduit Blizzard a tout remanier dans la précipitation. Ce qu’ils ignoraient, c’est que la démo de Dominion Storm était un fake.
99. « Transport Fever 2 » (2019)
Par : Debora Pape, rédactrice chez Digitec Galaxus
Le studio suisse Urban Games a perfectionné Train Fever, hommage à Transport Tycoon, en créant la série Transport Fever. Ici, on remplit tranquillement des cartes de routes, voies ferrées, bâtiments portuaires et aéroports, puis on observe les petits personnages essayer de tirer parti de notre création et les caisses se remplir. Le jeu offre des milliers d’heures de plaisir créatif aux passionnés d’optimisation des chaînes logistiques, de trains de modélisme. Les urbanistes peuvent eux aussi laisser libre cours à leur imagination et tenter de gérer la circulation routière à travers les canyons urbains afin d’éviter les embouteillages (souvent en vain).

Source : Urban Games
Genre : simulation économique
Sorti sur : Windows, macOS, Linux, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S
Anecdote : lorsque l’on clique sur un oiseau, on peut découvrir le monde en perspective aérienne.
98. « SimCity 2000 » (1993)
Par : Simon Balissat, chef de l’équipe de rédaction de Digitec Galaxus
Véritable précurseur de tous les city builders et évolution de Sim City, ce titre proposait des innovations telles que des réseaux complexes de canalisations et d’assainissement, des terrains en pente et des zones à densité d’urbanisation variable. Autant d’éléments qui font désormais partie de la norme. Mais ce sont surtout les catastrophes que le moi de 12 ans adorait déclencher sur l’ordinateur familial.

Source : Milestone
Genre : city builder
Sorti sur : MS-DOS, macOS classique, Windows, Amiga, SEGA Saturn, PSX, Nintendo 64, Game Boy Advance
Anecdote : le jeu Sim Copter permettait de survoler des villes en 3D à bord d’un hélicoptère.
97. « Quake III Arena » (1999)
Par : Simon Balissat, chef de l’équipe de rédaction de Digitec Galaxus
Le Saint Graal des jeux de tir multijoueurs et le tout premier à avoir misé entièrement sur ce mode. Les combats à mort rapides se déroulaient dans de vastes arènes qui offraient une grande dimension verticale avec les « jump pads ». Grâce à la prise en charge des mods, le jeu proposait une multitude de modes de jeu et de nouvelles cartes. Vous vous souvenez de « Hook and Rail » ?

Source : id Software
Genre : jeu de tir d’arène
Sorti sur : AmigaOS, Windows, Linux, macOS, macOS X, Dreamcast, PS2, Xbox 360, iOS
Anecdote : Quake III Arena a été le premier jeu à fonctionner sur PC uniquement grâce à un accélérateur matériel.
96. « Hades II » (2025)
Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus
Une suite sans Zagreus ? Un vrai blasphème pour certains. Mais il suffit de donner sa chance à Mélinoé pour se rendre compte que sa petite sœur n’a rien à envier au prince des Enfers. Se battre contre des démons, c’est une affaire de famille, et ça fonctionne encore mieux dans Hades II que dans le premier opus. Les éléments roguelike sont motivants, l’arsenal élargi est amusant et l’histoire s’inscrit dans la continuité du précédent opus. Ici, « aller au diable » est plus une gentille recommandation qu’une insulte.

Source : Supergiant Games
Genre : roguelike
Sorti sur : Windows, macOS, Linux, PS4, PS5, Switch, Switch 2, Xbox One, Xbox Series X/S
Anecdote : Hades II est le premier jeu de Supergiant Games à avoir été lancé en accès anticipé, un concept que le studio avait toujours rejeté jusqu’alors.
95. « Dota 2 » (2013)
Par : Cédric Schlosser, PDG et cofondateur de MYI AG
Créé en 2003 à partir d’un mod de Warcraft III, Dota est l’un des piliers du jeu vidéo compétitif et a donné naissance à un genre totalement nouveau : le MOBA. Avec Dota 2, Valve a développé une suite à succès et créé un MOBA épique doté d’une profondeur stratégique et technique inégalée. Le jeu reste à ce jour un grand classique, réputé pour son gameplay complexe et impitoyable. Très populaire en e-sport, il continue de prospérer à tous les niveaux et s’est doté de son propre écosystème. Dota 2 offre toujours un accès complet aux mods qui ont à leur tour donné naissance à des jeux à succès tels que Legion TD, voire à des genres entièrement nouveaux comme Auto Chess (connu sous le nom de TFT dans LoL). C’est un élément central de la culture mondiale du jeu vidéo et un excellent exemple de jeu en live service.

Source : Valve
Genre : MOBA
Sorti sur : Windows, macOS, Linux
Anecdote : la cagnotte du tournoi « The International 10 » s’est élevée à plus de 40 millions de dollars, un record dans l’histoire de l’e-sport.
94 : « Resident Evil 4 Remake » (2023)
Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus
L’amélioration d’Ashley constitue une raison suffisante pour mettre ce remake dans notre classement. Fidèle au mode opératoire de Capcom, cette excellente réinterprétation du classique du survival horror est magnifique à regarder et irréprochable sur le plan du gameplay. Le seul petit bémol, c’est que Léon ne balance pas autant de punchlines ringardes que dans l’original. Au moins, la fameuse réplique « Bingo » est toujours là.

Source : Capcom
Genre : survival horror, action-aventure
Sorti sur : Windows, macOS, Linux, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S
Anecdote : pour ce remake, les développeurs se sont rendus dans des villages espagnols reculés afin de recueillir le plus de références visuelles possible sur l’architecture.
93. « The Last Guardian » (2016)
Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus
Les jeux dont le développement s’étale sur 10 ans s’avèrent généralement décevants, voire ne sortent pas du tout. The Last Guardian fait figure d’exception. Le troisième jeu PlayStation de Fumito Ueda (Ico, Shadow of the Colossus) vient parachever un triplé poétique dont la conception reste à ce jour unique en son genre. Tous les éléments ne sont pas irréprochables, mais il suffit de passer une minute à interagir avec Trico, une créature hybride oiseau/chat/chien, pour pardonner au jeu toutes ses imperfections.

Source : Sony
Genre : action-aventure
Sorti sur : PS4
Anecdote : l’IA de Trico a été programmée pour ne pas toujours obéir immédiatement, afin de simuler le comportement d’un véritable animal. Certains joueurs ont pensé qu’il s’agissait d’un bug.
92. « Sekiro: Shadows Die Twice » (2019)
Par : Simon Balissat, chef de l’équipe de rédaction de Digitec Galaxus
Sekiro fait figure d’ovni dans la série des jeux Soulsborne : un personnage fixe, pas d’éléments de jeu de rôle, et le Japon féodal à la place d’un univers médiéval fantastique européen. En termes de difficulté, ce jeu d’action et de combat est considéré comme le plus complexe parmi ses pairs chez FromSoftware. Je vous aurais prévenus.

Source : Activision Blizzard
Genre : action, soulslike
Sorti sur : Windows, PS4, PS5, Xbox One, Stadia
Anecdote : certains lieux de l’univers fantastique du jeu existent réellement, comme le [mont Kongō]https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Kongō).
91. « Sid Meier’s Civilization » (1991)
Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus
Grand classique de Micro Poses, « Sid Meier’s Civilization » est considéré comme le pionnier des jeux de stratégie et du genre 4X. 4X signifie « eXplore, eXpand, eXploit and eXterminate » : on explore une carte, on étend son empire, on exploite des ressources et on extermine ses adversaires. Le fait que cette structure de base n’ait pratiquement pas changé jusqu’à aujourd’hui montre clairement que Civilization reste une référence, même après 35 ans.

Source : 2K Games
Genre : stratégie globale
Sorti sur : Amiga, Atari ST, MS-DOS, macOS Classic, Super Nintendo, Windows
Anecdote : Gandhi, le pacifiste du jeu, se serait soudainement transformé en va-t-en-guerre obsédé par les armes nucléaires à cause d’un bug. Sid Meier lui-même l’a démenti dans ses mémoires publiées en 2020 : ce bug n’a jamais existé. Gandhi était aussi féru d’atomes que tous les autres dirigeants, mais les joueurs ont trouvé ça si absurde qu’ils ont préféré inventer une explication technique.
90. « Anno 1800 » (2019)
Par : Kim Muntinga, rédacteur chez Digitec Galaxus
« Anno 1800 » est le plus joli document Excel de l’histoire du jeu vidéo. On commence avec quelques fermes, des cabanes de bûcherons et des pêcheries pour ensuite se transformer peu à peu en une machine industrielle mondiale composée de chaînes d’approvisionnement, de routes commerciales et de quartiers urbains. Le jeu de stratégie de construction de Blue Bytes transforme le capitalisme en une spirale addictive : il faut veiller à contrôler les ressources, lancer les optimisations, sans oublier la construction des usines. Et pourtant, cet univers ne donne jamais l’impression d’être un simple exercice mathématique, mais apparaît vivant, riche en détails et étonnamment poétique.

Source : Ubisoft
Genre : stratégie de construction
Sorti sur : Windows, PS5, Xbox Series X/S
Anecdote : l’œuvre ne se déroule pas exactement en 1800, mais prend le XIXe siècle comme cadre historique.
89. « Wolfenstein 3D » (1992)
Par : Sascha Komaromy, gameforyou.ch
Sans Wolfenstein 3D, pas de jeux aux mondes virtuels où l’on peut tirer à tout va. Développé en 1992 par id Software, ce grand classique a révolutionné le genre des jeux de tir à la première personne. Sous les traits de l’agent américain B.J. Blazkowicz, on se fraye un chemin à travers un immense château nazi. Son moteur 3D ultra-rapide a posé les bases de grands jeux de tir tels que Doom et bien d’autres par la suite. Le jeu a suscité de vives polémiques et a été interdit en Allemagne en raison de ses scènes de violence et contenus nazi.

Source : id Software
Genre : jeu de tir à la première personne
Sorti sur : MS-DOS, NES, 3DO, Atari Jaguar
Anecdote : dans le jeu, B.J. Blazkowicz peut regagner des points de santé en mangeant de la nourriture pour chien.
88. « The Legend of Zelda: The Wind Waker » (2002)
Par : Domagoj Belancic, rédacteur senior chez Digitec Galaxus
Les premières images animées de Wind Waker ont déclenché un véritable tollé. Après une démo technique plutôt austère sur GameCube, les fans pensait découvrir une aventure « pour grandes personnes » à Hyrule. Nintendo leur a proposé tout le contraire : un univers de jeu tout mignon, des personnages enfantins aux grands yeux ronds et un style cel-shading haut en couleur. Derrière cet aspect « pour enfants » se cache une formidable aventure Zelda avec des donjons géniaux, des ennemis au design créatif et un univers de jeu unique en son genre qui fait la part belle aux océans. Sans oublier la bande-son, un véritable petit bijou.

Source : Nintendo
Genre : action-aventure
Sorti sur : GameCube
Anecdote : pour faire les voix des ChuChu, Nintendo a utilisé une dispute entre deux Japonais, qui a été accélérée et jouée à l’envers. L’un des hommes dit notamment « moi au moins, je ne perds pas mes cheveux » tandis que l’autre lui répond « moi au moins, je n’ai pas une tête de monstre » !
87. « Hades » (2020)
Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus
Sur le papier, Hades II aurait dû être mieux classé, vu que le jeu est plus complexe, plus abouti et de plus grande envergure que le premier opus de Supergiant Games au royaume des morts. De nombreux fans ont toutefois apprécié la simplicité de ce premier volet qui a permis de rendre le genre roguelike accessible au plus grand nombre. Peut-être parce que cette approche est l’antithèse des grands jeux surdimensionnés d’aujourd’hui ? Je me demande ce qu’Ubisoft en pense.

Source : Supergiant Games
Genre : roguelike
Sorti sur : Windows, PS4, PS5, Switch, Xbox Series X/S
Anecdote : Hades a été le tout premier jeu vidéo à remporter le prix Hugo, l’une des distinctions les plus prestigieuses dans le monde de la science-fiction et de la fantasy.
86. « Super Mario Odyssey » (2017)
Par : Domagoj Belancic, rédacteur senior chez Digitec Galaxus
J’ai une tendresse toute particulière pour les jeux Mario en 3D. C’est un peu comme avec GTA : la sortie d’un nouvel opus se fait toujours attendre et fait toujours l’effet d’une bombe. Dans le cas de Super Mario Odyssey, la communauté Nintendo a dû patienter 7 ans et une nouvelle génération de consoles (Super Mario Galaxy 2 était sorti en 2010 sur la Wii). Mais ça valait le coup. Odyssey séduit par son incroyable richesse d’idées et emmène Mario faire le tour du monde, notamment dans une réplique étrangement réaliste de New York City. Les nouvelles mécaniques de jeu liées à la casquette de Mario appelée Cappy sont variées et réservent des surprises toutes les minutes. Le simple fait de pouvoir contrôler un T-Rex suffit à lui seul à justifier la place de ce jeu dans ce classement.

Source : Nintendo
Genre : jeu de plateforme
Sorti sur : Switch
Anecdote : Super Mario Odyssey est le dernier jeu principal 3D où le légendaire Charles Martinet prête sa voix à Mario. Depuis Super Mario Bros. Wonder (2023), c’est Kevin Afghani qui le remplace.
85. « Final Fantasy IX » (2001)
Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus
« Le dernier jeu de Squaresoft pour la toute première PlayStation est un chef-d’œuvre célébrant la vie et l’un des plus grands moments de la culture pop moderne », m’extasiais-je dans un article consacré au 25e anniversaire du jeu. Hironobu Sakaguchi, le créateur de la série, a mis tout ce qui faisait l’essence même de cette saga de jeux de rôle, toute son expérience et toute sa passion dans Final Fantasy XI, clôturant ainsi la trilogie PlayStation de la plus belle des façons. Avec Vivi, il nous a offert l’un des personnages les plus attachants et les plus tristes qui soient.

Source : Square Enix
Genre : JRPG
Sorti sur : PSX
Anecdote : Hironobu Sakaguchi a déclaré que Final Fantasy IX était son opus préféré de la série.
84. « Chants of Sennaar » (2023)
Par : Stefan Schmidlin, enseignant en jeux vidéo, Haute École des Arts de Zurich
Si vous aimez les langues, Chants of Sennaar est fait pour vous. Le jeu de déduction du développeur français Rundisc s’inspire de la tour de Babel pour son mécanisme de jeu : une tour, cinq peuples, cinq langues et zéro explication. En utilisant le contexte, le langage corporel et la déduction, les joueurs et joueuses découvrent, glyphe après glyphe, la signification et la grammaire des cinq langues. La rigueur du game design et la conception visuelle d’une simplicité appréciable tirent le meilleur parti du système de casse-têtes linguistiques et font de Chants of Sennaar l’un des meilleurs jeux du genre.

Source : Rundisc
Genre : casse-tête
Sorti sur : Windows, Switch, PlayStation 4, iOS, Android
Anecdote : pour le style du jeu, le directeur artistique Julien Moya s’est inspiré de Philippe Druillet, célèbre dessinateur de bande dessinée des années 70 et 80.
83. « The Great Ace Attorney Chronicles » (2021)
Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus
Vous trouvez les romans visuels ennuyeux ? OBJECTION ! J’appelle à la barre la série Ace Attorney de Capcom, qui propose depuis 2001 des drames judiciaires absurdes et qui a, presque à elle seule, imposé le genre en Suisse. Le point d’orgue de la série est la duologie The Great Ace Attorney où les personnages excentriques mènent l’enquête dans le Londres victorien. Au début du XIXe siècle, le héros Ryunosuke Naruhodo enquête sur des affaires de meurtres et des complots dont la complexité ferait perdre la tête même aux plus aguerris des amateurs de polar. Heureusement, il peut compter sur l’aide d’un certain Herlock Sholmes, qui n’a bien évidemment rien à voir avec un certain détective de Baker Street. Vous n’êtes pas d’accord ? On se verra au tribunal.

Source : Capcom
Genre : roman visuel, point and click
Sorti sur : Windows, Switch, PlayStation 4
Anecdote : si le jeu a été officiellement annoncé en avril 2021, sa sortie était déjà connue depuis plusieurs mois suite à des révélations de hackers.
82 : « Resident Evil Requiem » (2026)
Par : Domagoj Belancic, rédacteur senior chez Digitec Galaxus
Resident Evil est l’une des franchises de jeux vidéo les plus influentes et les plus géniales de ces 30 dernières années. Il n’est pas surprenant que le dernier opus de la série figure lui aussi dans notre classement quelques mois seulement après sa sortie. Au final, le neuvième volet se présente comme une sorte de best-of de la série. On y incarne Grace Ashcroft, une agente du FBI avec qui on découvre le gameplay survival horror classique du jeu, ainsi que Leon S. Kennedy, un agent chevronné qui fonce à travers des hordes de zombies et élimine d’une balle dans le crâne tous ceux qui se dressent sur son chemin. C’est ce mélange entre les deux styles de Resident Evil qui fait de Requiem un jeu tout à fait unique.

Source : Capcom
Genre : survival horror, action-aventure
Sorti sur : Windows, PS5, Xbox Series X/S, Switch 2
Anecdote : dans un post sur X, Hideki Kamiya, le réalisateur de Resident Evil 2, a confirmé que Leon S. Kennedy avait été nommé en hommage au film Léon.
81. « Celeste » (2020)
Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus
« Allez, je réessaye une dernière fois ». Jouer à Celeste, c’est se mentir à soi-même. Ce jeu de plateforme en 2D d’une difficulté redoutable propose un bon équilibre entre motivation et frustration, grâce à un rechargement ultra-rapide et à des points de reprise bien placés. Ici, la mort n’est pas un échec, mais juste un nouveau départ. « Allez, je réessaye une dernière fois ». C’est ça oui.

Source : Maddy Makes Games Inc.
Genre : jeu de plateforme
Sorti sur : Linux, macOS, Switch, PS4, Windows, Xbox One, Stadia
Anecdote : le prototype du jeu a été développé en seulement quatre jours. La première version est incluse en bonus dans la version physique, mais il faut la débloquer.
80. « Pacific Drive » (2024)
Par : Léa Coquoz, Oopsie Daisies Studio
Si vous avez envie d’une petite balade tranquille à la campagne, passez votre chemin. Ce jeu de survie à la première personne se déroule dans une version fictive de la péninsule Olympique, située dans l’État américain de Washington, où la directrice artistique Cassandra Dracott a trouvé son inspiration. On y incarne une personne coincée dans les bouchons et qui doit tenter de s’en échapper. Pour y arriver, on fait équipe avec break bringuebalant au caractère bien trempé qui se retrouve malgré lui à faire du tout-terrain. Améliorer, réparer et personnaliser sa voiture devient une question de survie. Le premier jeu d’Ironwood Studios mêle plusieurs genres pour former un cocktail audacieux et offre une expérience de jeu captivante qui vous tiendra en haleine jusqu’à la fin.

Source : Kepler Interactive
- Genre : survival, simulateur de conduite
Sorti sur : Windows, PS5, Xbox Series X/S
Anecdote : une règle non officielle stipule qu’il est formellement interdit d’éclairer l’intérieur du véhicule. Gare aux amendes !
79. « Divinity: Original Sin II » (2017)
Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus
Peu d’univers de jeux vidéo sont aussi bien vivants que Rivellon, la création fantastique des studios Larian. La manière dont on y évolue dépend presque entièrement du joueur : vous avez envie d’incarner un nain odieux qui s’en prend à tout le monde ? Aucun souci. Vous préférez un elfe barbare au cœur d’or ? C’est aussi possible. Rivellon se découvre également entre amis, la campagne peut en effet se jouer en mode coopératif. Le système de combat sophistiqué au tour par tour se transforme ainsi soit en une véritable orgie tactique, soit en une bataille chaotique (les deux valent le coup d’être vécues).

Source : Larian Games
Genre : CRPG
Sorti sur : Windows, macOS, PS4, PS5, Switch, Xbox One, Xbox Series X/S, iOS
Anecdote : pour financer le jeu, Larian a lancé une campagne Kickstarter en 2015 et a atteint son objectif de 500 000 dollars en 12 heures. Au total, plus de 2 millions de dollars ont été récoltés.
78. « Shadow of the Colossus » (2005)
Par : René Bauer, Haute École des Arts de Zurich
Pour ramener à la vie une jeune fille qui a été sacrifiée, notre héros doit tuer plus d’une douzaine de colosses faisant la taille de gratte-ciel cachés dans le désert. Minotaures, tigres, anguilles, serpents ou encore volatiles : il y en a pour tous les goûts. Lorsque le personnage parvient à grimper sur le colosse, le jeu se transforme en une partie d’escalade musclée sur un terrain instable. Ce n’est que lorsque l’épée s’enfonce précisément dans son point faible que le géant s’effondre lentement, dans un fracas assourdissant. Grandiose et radical.

Source : Sony
Genre : action-aventure
Sorti sur : PS2
Anecdote : au lieu des 16 géants de pierre, le réalisateur Fumito Ueda en prévoyait 48 à l’origine.
77. « It Takes Two » (2021)
Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus
Comme le recyclage est bon pour la planète, je montre l’exemple en réutilisant le texte de mon article des meilleurs jeux vidéo en co-op de l’automne dernier : It Takes Two est un mélange de genres créatif où chaque élément de jeu est parfaitement maîtrisé. Visuellement très inspiré des films d’animation Pixar, le jeu raconte l’histoire de Cody et May, un couple en plein divorce. Ce contexte de départ horrible en théorie a le mérite d’être original en tant que toile de fond d’une aventure variée qui touche en plein cœur. It Takes Two colle encore plus à l’aspect coopératif et on ne voit pas le temps passer pendant les 12 heures nécessaires pour finir le jeu.

Source : Hazelight Studios
Genre : action-aventure
Sorti sur : PS4, Switch, Xbox Series X/S, Xbox One, Windows
Anecdote : les droits d’adaptation cinématographique ont déjà été cédés à Dwayne « The Rock » Johnson et Amazon MGM. On ne sait pas encore qui incarnera Cody et May, même s’il est quasi certain que The Rock se réserve un rôle.
76. « Super Mario World » (1990)
Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus
72 niveaux, 96 sorties, 1 Yoshi, du plaisir sans fin. Après Super Mario Land 3, notre petit plombier préféré nous montre qu’il va falloir compter avec lui en faisant ses débuts sur la Super Nintendo. Shigeru Miyamoto et son équipe ont peaufiné le gameplay et posé certains piliers essentiels de l’identité de Mario qui constituent aujourd’hui les fondements de l’une des plus grandes marques médiatiques au monde. Mario a franchi avec brio le cap de l’ère des 16 bits. On n’attendait rien de moins du roi des jeux de plateforme.

Source : Nintendo
Genre : jeu de plateforme
Sorti sur : Super Nintendo
Anecdote : l’origine de Yoshi remonte au concept initial de Shigeru Miyamoto qui, à l’époque de Super Mario Bros. voulait déjà donner un compagnon animal à Mario. Comme ce n’était pas possible à cause de la puissance de calcul de la NES, l’idée est restée dans un tiroir pendant près d’une décennie.
75. « Pac-Man » (1980)
Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus
Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka Waka etc.

Source : Namco
Genre : casse-tête
Sorti sur : arcade
Anecdote : au Japon, le jeu s’appelait à l’origine Puck Man, mais Midway, détenteur de la licence aux États-Unis, craignait que des adolescents débrouillards ne transforment le « P » figurant sur les bornes d’arcade en « F ».
74. « The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom » (2023)
Par : Domagoj Belancic, rédacteur senior chez Digitec Galaxus
Tears of the Kingdom a réussi à apporter un vent de fraîcheur à l’univers de Breath of the Wild. Nintendo s’est inspiré du principe de monde ouvert de son prédécesseur et l’a poussé à l’extrême en y intégrant de nouvelles mécaniques de jeu. Link peut fabriquer des armes et des véhicules farfelus, remonter le temps et traverser les plafonds. Ce jeu offre une liberté incroyable aux joueurs. À vous de faire jouer pleinement votre créativité pour décider comment vous rendre d’un point A à un point B ou comment résoudre une énigme. Le fait que Nintendo ait enrichi le royaume d’Hyrule d’un royaume dans les cieux et d’un monde souterrain sinistre rend cette aventure, déjà gigantesque, encore plus épique.

Source : Nintendo
Genre : action-aventure
Sorti sur : Switch, Switch 2
Anecdote : la nouvelle capacité Emprise (« Ultra Hand » en anglais) de Link est un clin d’œil au jouet Nintendo du même nom sorti en 1966.
73. « Tomb Raider » (1996)
Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus
« Un jeu vidéo d’action avec une héroïne femme ? » Si, aujourd’hui, il n’y aurait guère que les incels pour en être choqués, ce n’était pas le cas en 1996. L’idée de mettre un personnage féminin au cœur d’un jeu d’action était pour le moins inhabituel et représentait un vrai risque pour le développeur britannique Core Design. Celui-ci s’est cependant avéré payant, car Tomb Raider a redéfini le genre action-aventure de l’époque 32 bits et a fait de Lara Croft une icône de la pop culture dont l’influence dépasse largement le cadre du jeu.

Source : Core Design
Genre : action-aventure
Sorti sur : Windows, PlayStation, SEGA Saturn
Anecdote : si le jeu a une héroïne, c’est surtout par pur pragmatisme, car le concepteur Toby Gard voulait éviter de créer un énième clone d’Indiana Jones.
72. « Secret of Mana » (1994)
Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus
Secret of Mana est le titre le plus célèbre de la longue franchise Seiken Densetsu de Square Enix qui n’a malheureusement pas rencontré le succès qu’elle méritait. En Suisse, ce jeu a permis à de nombreux joueurs et joueuses (dont moi-même) de se découvrir une passion pour l’univers des jeux de rôle. Le mode coopératif à trois joueurs était révolutionnaire pour l’époque et reste toujours aussi amusant aujourd’hui. Et si la nostalgie ne vous étreint pas en écoutant le générique, c’est que vous avez un cœur de pierre ou que vous n’avez jamais rencontré de liévros.

Source : Square Enix
Genre : action CRPG
Sorti sur : Super Nintendo
Anecdote : Secret of Mana était initialement prévu comme titre de lancement pour l’extension CD-ROM de la Super Nintendo, développée conjointement par Nintendo et Sony.
71. « Red Dead Redemption » (2010)
Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus
À première vue, on dirait Grand Theft Auto avec des chevaux. Mais finalement, c’est bien plus que ça. Outre un jeu en monde ouvert quasi parfait, Rockstar nous propose une chevauchée (héhé) riche en émotions à travers le Far West et un anti-héros crédible à l’histoire très personnelle. Red Dead Redemption a bien compris que le silence est parfois plus important que les coups de feu, et ce sont précisément ces moments de calme qui confèrent au jeu son caractère incomparable.

Source : Rockstar Games
Genre : action-aventure, monde ouvert
Sorti sur : PS3, Xbox 360
Anecdote : Clint Eastwood, Robert Redford et Robert Duvall ont tous été approchés par Rockstar pour incarner le rôle de John Marston, avant que celui-ci ne soit finalement attribué à Rob Wiethoff.
70. « Diablo II » (2000)
Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus
« Stay a while and listen », si vous voulez découvrir pourquoi Diablo II est l’un des meilleurs jeux de tous les temps. Mais ça, vous le saviez déjà. Avec la suite de ce RPG d’action sortie dans les années 2000, Blizzard a perfectionné le mécanisme de chasseur/cueilleur qui vient stimuler les plus profonds instincts de notre cerveau. Ce jeu était destiné à devenir la référence du genre dont presque tous les titres suivants viendront s’inspirer. Mais qui a besoin de nouveaux jeux quand on a Diablo II ?

Source : Activision Blizzard
Genre : action CRPG
Sorti sur : Windows
Anecdote : les « meuh » des vaches ont été enregistrés par différents membres du personnel de Blizzard.
69. « GoldenEye 007 » (1997)
Par : Nicolas Akladios, association Swiss Gamers Network
Ce jeu révolutionnaire pour son époque nous a permis pour la première fois d’incarner le plus célèbre agent secret du monde. L’IA des adversaires oblige à aborder chaque niveau de manière tactique, d’autant plus que les objectifs de mission varient en fonction du niveau de difficulté. À cela s’ajoute le mode multijoueur local, qui garantit des heures de jeu et des soirées légendaires entre amis. Soyons honnêtes, on a tous déjà rêvé de pouvoir dire : « Je m’appelle Bond. James Bond ».

Source : Rare
Genre : jeu de tir à la première personne
Sorti sur : Nintendo 64
Anecdote : à l’origine, GoldenEye 007 était prévu comme un jeu entièrement solo. Mais peu avant sa sortie, l’équipe de Rare est allé contre l’avis de Nintendo en intégrant ce mode multijoueur qui a fait toute la gloire du jeu.
68: « Kingdom Come: Deliverance II » (2025)
Par : Philipp Rüegg, rédacteur senior chez Digitec Galaxus
À la fois jeu de rôle et de simulation, Kingdom Come Deliverance II nous offre un univers médiéval aussi beau qu’authentique. Dans le Royaume de Bohême du XVe siècle en pleine guerre civile, on accompagne Heinrich von Skalitz. Les habitants suivent leur propre rythme de vie et le monde réagit aux actions du personnage : que ce soit lorsque l’on s’affale dans une taverne sans s’être lavé, ou lorsqu’une servante nous démasque tandis qu’on se faufile dans une noble demeure vêtu des habits de sa maîtresse. À cela s’ajoute une histoire captivante qui fait passer les 80 heures de jeu à toute vitesse.

Source : Warhorse
Genre : RPG, monde ouvert
Sorti sur : Windows, PS5, Xbox Series X/S
Anecdote : monter Pebbles, le cheval de départ un peu minable, assez longtemps permet de débloquer un bonus secret qui en fait l’une des meilleures montures du jeu.
C’était la première partie de notre classement des 100 meilleurs jeux de tous les temps. Rendez-vous très bientôt pour découvrir les places 67 à 34.
Au début des années 1990, mon frère aîné m’a légué sa NES avec le jeu « The Legend of Zelda», déclenchant ainsi une obsession qui perdure encore aujourd’hui.
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