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Point de vue

Les 100 meilleurs jeux vidéo de tous les temps : partie 2

Digitec Galaxus a réuni un jury composé de 47 experts et expertes qui ont sélectionné les 100 meilleurs jeux vidéo de tous les temps. Voici la deuxième partie du classement, de la 67e à la 34e place.

En collaboration avec un jury de 47 expertes et experts, la rédaction de Digitec Galaxus vous présente les 100 meilleurs jeux vidéo de tous les temps. La semaine dernière, nous avons donné le coup d’envoi avec la première partie du classement qui a été applaudie par l’ensemble de nos lectrices et lecteurs, sans exception ! Ahem... Vous vous en doutez bien, cet article a fait parler de lui et suscité quelques commentaires virulents.

Et tant mieux, rien de plus ennuyeux qu’un classement qui ferait l’unanimité.

Y a-t-il également des entrées douteuses parmi les 34 places suivantes ? C’est fort probable. Pour le savoir et ne rien manquer des prochains articles, je vous invite à vous abonner à notre rubrique Gaming.

Le classement est-il objectif ?

Non, ce serait impossible. Il s’agit de jeux qui revêtent une grande importance pour certaines personnes et dont la portée culturelle perdure encore aujourd’hui. Ce n’est pas une liste exhaustive, mais plutôt une liste parmi d’autres.

Et si les goûts et les couleurs ne se discutent pas, nous avons quand même hâte de lire vos avis en commentaires.

67. « Grand Theft Auto: San Andreas » (2004)

Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus

À ce jour, on ignore encore quelle sorcellerie Rockstar Games a utilisée pour donner vie à un monde aussi vaste sur PlayStation 2. Avec plus de 100 missions et une multitude de quêtes secondaires, impossible de s’ennuyer à Los Santos. Vous pensiez avoir tout vu ? Surprise ! Voici un mini-jeu de basket-ball qui, une fois terminé, vous révèlera qu’il vous reste encore 9 planques à trouver. L’histoire de GTA IV est peut-être de meilleure qualité, mais cette préquelle parvient nettement mieux à trouver le juste équilibre entre drame, critique sociale et comédie.

Je vais me faire quelques paniers avant de reprendre mes activités de gangster.
Je vais me faire quelques paniers avant de reprendre mes activités de gangster.
Source : Rockstar Games

Genre : action, monde ouvert
Sorti sur : PS2, Xbox
Anecdote : le code de San Andreas cache une mini-scène de sexe qui peut être révélée à l’aide d’un mod. Cela a fait scandale, entraîné un recours collectif qui a poussé l’ESRB à infliger la sanction maximale au jeu, à savoir le passage de la classification « Mature » à « Adults Only ».

66. « Frostpunk » (2018)

Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus

Dans Frostpunk, on incarne le maire de la dernière ville de l’humanité, une métropole isolée au cœur d’un désert de glace impitoyable. À première vue, on dirait un jeu de construction de ville anodin. Mais Frostpunk se révèle en fait être une succession interminable de dilemmes moraux qui vous poussent systématiquement à prendre des décisions inhumaines. Faut-il laisser son peuple mourir de froid ou de faim ? Faire trimer les enfants ou les abandonner à la mort ? Et que faire avec les réfugiés qui se trouvent aux portes de la ville ? Dans ce jeu de stratégie, la frontière entre le bien et le mal est à géométrie variable.

Il faut s’armer d’un cœur de glace pour prendre de difficiles décisions.
Il faut s’armer d’un cœur de glace pour prendre de difficiles décisions.
Source : 11 Bit Studios

Genre : stratégie de survie
Sorti sur : Windows, PS4, Xbox One
Anecdote : ce n’est qu’après avoir mené des recherches sur de véritables récits de survie que la notion d’espoir est apparue et qu’il a été découvert qu’elle permettait aux gens de survivre plus longtemps.

65. « Halo: Combat Evolved » (2001)

Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus

Un jeu de tir pour ceux qui n’aiment pas les jeux de tir, un pionnier du multijoueur, l’un des jeux emblématiques du nouveau millénaire : voici quelques qualificatifs pour décrire Halo: Combat Evolved. Le menu de démarrage donne le ton : sur fond de l’une des meilleures intros musicales de tous les temps, le monde en anneau, qui a donné son nom au jeu, tourne en arrière-plan en attendant l’arrivée du Master Chief. La technique et le gameplay sont tellement aboutis que même les plus conservateurs de la « PC Master Race » en sont restés bouche bée. En 2001, le chef-d’œuvre de Bungie était un jeu quasi parfait. Si seulement il n’y avait pas ce satané niveau dans la bibliothèque.

Feu à volonté !
Feu à volonté !
Source : Bungie

Genre : jeu de tir à la première personne
Sorti sur : Xbox
Anecdote : à l’origine, Halo était à un jeu de stratégie sur Mac.

64. « Uncharted 2: Among Thieves » (2009)

Par : Domagoj Belancic, rédacteur senior chez Digitec Galaxus

Uncharted 2 a tout changé. Le chef-d’œuvre de Naughty Dog a établi de nouvelles références en matière de narration cinématographique dans les jeux vidéo. Aucun autre jeu n’avait jusqu’à présent réussi à rendre des séquences d’action hollywoodiennes aussi faciles à jouer. Rappelez-vous de la séquence du train. Uncharted 2 a également perfectionné le genre PlayStation : des jeux d’action-aventure épiques à la troisième personne, avec une mise en scène grandiose et un scénario captivant. Ce deuxième volet de la saga Uncharted est donc à la fois l’un des meilleurs jeux PlayStation de tous les temps, mais aussi l’un des titres les plus influents de Sony.

Nathan au Népal.
Nathan au Népal.
Source : Naughty Dog

Genre : action-aventure
Sorti sur : PS3
Anecdote : le mode multijoueur n’était pas prévu à l’origine et n’a été intégré au jeu qu’à un stade avancé du développement.

63. « Bloodborne » (2015)

Par : Simon Balissat, chef de l’équipe de rédaction de Digitec Galaxus

Enfant caché de H.P. Lovecraft et Dark Souls, Bloodborne est un chef-d’œuvre qui transpose la célèbre recette de FromSoftware à l’époque victorienne. S’il n’existe à ce jour aucune version optimisée pour la génération actuelle de consoles, le studio a sorti un jeu de société et annoncé un film. L’espoir fait vivre.

À quand une version remasterisée ?
À quand une version remasterisée ?
Source : FromSoftware

Genre : action, soulslike
Sorti sur : PS4
Anecdote : grâce à l’émulation sur PC, il est désormais possible de jouer à Bloodborne en 60 fps.

62. « Monkey Island 2: LeChuck’s Revenge » (1991)

Par : Nicolas Akladios, association Swiss Gamers Network

Nous sommes nombreux à avoir rêvé d’être pirate quand nous étions gamins. Ce rêve devient réalité grâce à Monkey Island, un jeu qui nous permet de nous glisser dans la peau d’un héros aussi charismatique que maladroit au doux nom de Guybrush Threepwood. Après avoir suivi son ascension dans le premier volet, cette suite poursuit l’histoire et va encore plus loin dans les énigmes et l’humour.

Arrrrrrrr !
Arrrrrrrr !
Source : Lucas Arts

Genre : aventure point and click
Sorti sur : Amiga, Atari ST, MS-DOS, Windows
Anecdote : pour profiter pleinement de l’histoire, il est conseillé de jouer d’abord au premier volet, puis au deuxième. La révélation finale de la deuxième partie est restée gravée dans la mémoire de tous ceux qui y ont joué.

61. « Persona 5 Royal » (2020)

Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus

« Quelle est la durée idéale d’une histoire en mode solo ? »
Atlus : « Oui »
Avec une campagne de plus de 100 heures, Persona 5 Royal figure parmi les leaders de la catégorie « rapport temps de jeu/prix ». Même si la durée d’un jeu n’a pas d’importance pour certains, cela mérite tout de même d’être souligné, car on ne s’ennuie pas une seule minute dans ce jeu. Ce projet titanesque d’Atlus allie tradition et modernité dans un mélange de JRPG et de life sim avec des mécanismes de jeu qui se complètent à la perfection. Sans parler du cadre qui permet de réaliser un grand fantasme pour beaucoup de gamers et gameuses : incarner un lycéen japonais.

Un style soigné jusqu’au moindre pixel.
Un style soigné jusqu’au moindre pixel.
Source : Atlus

Genre : JRPG
Sorti sur : PS4, PS5, Switch, Xbox One, Xbox Series X/S, Windows
Anecdote : au sein de la série, c’est Persona 5 qui a donné lieu, et de loin, au plus grand nombre de spin-offs avec Persona 5 Strikers, Persona 5 Tactica, Persona 5: Dancing in Starlight, Persona Q2: New Cinema Labyrinth et Persona 5: The Phantom X (sur mobile, berk !).

60. « Ico » (2001)

Par : Simon Balissat, chef de l’équipe de rédaction de Digitec Galaxus

Ico a été le premier jeu vidéo que j’ai véritablement perçu comme une œuvre d’art. L’histoire de ce garçon né avec des cornes, chassé de son village et condamné à mourir dans un grand château est racontée de manière très émouvante et sans dialogue. Un chef-d’œuvre intemporel.

Une beauté qui me touche encore.
Une beauté qui me touche encore.
Source : Sony

Genre : aventure
Sorti sur : PS2
Anecdote : la jaquette japonaise du jeu est une véritable œuvre d’art, contrairement à la version occidentale et son affreuse esthétique YK2.

59. « Fallout 3 » (2008)

Par : Philipp Rüegg, rédacteur senior chez Digitec Galaxus

Quand on sort pour la première fois de l’abri anti-atomique et qu’on s’habitue peu à peu à la lumière du jour, difficile de ne pas avoir le sourire jusqu’aux oreilles. Bon, c’est peut-être un peu à cause des radiations, mais surtout parce que ce désert post-apocalyptique ne demande qu’à être exploré. On y retrouve la légendaire usine Nuka-Cola, des sites de crash d’OVNI et, bien sûr, la ville de Megaton, où une énorme bombe atomique non explosée a donné naissance à une secte. La bombe peut être déclenchée pour transformer la ville en un immense cratère. Soyons honnêtes, on l’a tous au moins fait une fois pour le plaisir des yeux.

Ce pillard va bientôt se retrouver avec un bras en moins.
Ce pillard va bientôt se retrouver avec un bras en moins.
Source : Bethesda

Genre : action RPG, monde ouvert
Sorti sur : Windows, PS3, Xbox 360
Anecdote : le système de combat V.A.T.S. qui ralentit le jeu et permet de viser les membres des adversaires est inspiré de Burnout. Ici, ce sont des morceaux de corps qui volent dans tous les sens au lieu de pièces automobiles.

58. « Warcraft III: Reign of Chaos » (2002)

Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus

Je n’ai pas peur de le dire : le genre de la stratégie en temps réel a atteint son apogée avec Warcraft III: Reign of Chaos, ainsi qu’un autre titre dont nous parlerons dans un instant. Les studios ont donc décidé de délaisser ce genre, ce qui explique pourquoi il n’y a pratiquement plus de jeux de qualité dans ce domaine aujourd’hui. En même temps, difficile de faire autrement face à Warcraft III: Reign of Chaos et sa campagne exceptionnelle avec des personnages captivants, loin des schémas manichéens habituels, dont l’univers a servi de base au MMORPG le plus populaire de tous les temps. Sans oublier que chaque session multijoueur constitue un chapitre à part entière de l’histoire de la conception du jeu. À l’époque, Blizzard avait tellement fait évoluer le genre que la concurrence a préféré se retirer plutôt que de se ridiculiser.

Arthas a l’air bien sympathique. J’espère qu’il ne va rien lui arriver de mal.
Arthas a l’air bien sympathique. J’espère qu’il ne va rien lui arriver de mal.
Source : Activision Blizzard

Genre : stratégie en temps réel
Sorti sur : Windows, macOS
Anecdote : il existe quatre éditions différentes du coffret, une pour chaque faction.

57. « StarCraft II » (2010)

Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus

Quelles sont les chances que ces deux titres se classent l’un après l’autre dans ce classement établi par un vote démocratique ? Quelqu’un qui s’y connaît mieux en statistiques le saurait sans doute, mais peu importe. À l’exception de la mention du MMORPG, tout ce qui a été écrit à propos de Warcraft III: Reign of Chaos s’applique également à Starcraft II. Si l’intrigue de ce jeu de science-fiction n’est pas tout à fait au niveau de celle de l’épopée fantastique, les parties en ligne sont plus intenses grâce à des factions parfaitement équilibrées où chaque unité peut faire la différence entre la victoire et la défaite. Une vraie partie d’échecs, mais avec des insectes de l’espace et plus d’explosions.

Impossible d’imaginer l’e-sport sans « StarCraft II ».
Impossible d’imaginer l’e-sport sans « StarCraft II ».
Source : Activision Blizzard

Genre : stratégie en temps réel
Sorti sur : Windows, macOS
Anecdote : un camion aux couleurs d’Optimus Prime se cache dans la mission « Liberation Day », hommage à Transformers.

56. « Grand Theft Auto III » (2001)

Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus

Tous les jeux de cette liste sont formidables, mais rares sont ceux qui peuvent se targuer d’avoir marqué l’industrie de manière aussi décisive que Grand Theft Auto III. Le concept est pourtant on ne peut plus simple : une grande ville, une histoire de gangsters et une seule question au cœur du récit, « qu’est-ce qu’il se passe si je fais ça ? ». Souvent, ça se solde par des sirènes et un reload. Le principe « bac à sable » reste aujourd’hui encore la référence en matière de monde ouvert, ce qui fait de GTA III l’un des titres les plus importants de ce classement.

« GTA III » a tout changé.
« GTA III » a tout changé.
Source : Rockstar Games

Genre : action, monde ouvert
Sorti sur : PS2, Xbox, Windows
Anecdote : le personnage principal de GTA III s’appelle Claude, mais son nom n’est jamais mentionné dans le jeu et ne sera révélé que trois ans plus tard, dans San Andreas.

55. « Stardew Valley » (2016)

Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus

Si une guerre nucléaire venait un jour à anéantir l’humanité, il y aurait au moins deux survivants : les cafards et Eric Barone, qui continuerait à publier des mises à jour pour Stardew Valley. 10 ans après sa sortie, le développeur, qui travaille seul dans son studio, continue de peaufiner son simulateur agricole et d’améliorer cette aventure chaleureuse, riche et vivante. Stardew Valley romantise la vie à la ferme et l’évasion comme aucun autre jeu.

Travailler aux champs n’a jamais été aussi amusant.
Travailler aux champs n’a jamais été aussi amusant.
Source : Concerned Ape
  • Genre : simulateur agricole
    Sorti sur : Windows, Android, iOS, Linux, macOS, Switch, PS4, PlayStation Vita, Xbox One
    Anecdote : un monstre marin vert très rare apparaît parfois sur la plage.

54. « Dark Souls » (2011)

Par : Simon Balissat, chef de l’équipe de rédaction de Digitec Galaxus

Il est rare qu’un jeu soit assez novateur pour donner naissance à un nouveau genre. Si le précédent opus Demon’s Souls l’avait déjà accompli sur le plan technique, Dark Souls a perfectionné la recette avec des points d’expérience (âmes) que l’on perd à chaque mort et qu’on ne peut dépenser qu’à un feu de camp, ainsi que des adversaires qui réapparaissent après chaque mort et chaque moment de répit. Un niveau de difficulté redoutable.

La naissance d’un nouveau genre.
La naissance d’un nouveau genre.
Source : FromSoftware

Genre : soulslike original
Sorti sur : PS3
Anecdote : Demon’s Souls a failli tomber dans l’oubli chez FromSoftware et Dark Souls ne jamais voir le jour. Heureusement, Hidetaka Miyazaki, ancien chargé de clientèle et passionné de fantasy, s’est emparé de la série.

53. « Super Metroid » (1994)

Par : Domagoj Belancic, rédacteur senior chez Digitec Galaxus

Je pourrais reprendre ici l’introduction de Simon sur Dark Souls. Nintendo a créé un genre à part entière avec Metroid, puis l’a perfectionné avec Super Metroid. Ce jeu sur Super Nintendo a posé les bases des grands classiques actuels du genre metroidvania, comme Hollow Knight ou Animal Well. On y retrouve une structure de niveaux en forme de labyrinthe, le déblocage de nouvelles compétences et de nouvelles sections de niveaux, une difficulté bien dosée et de (très) nombreux secrets. Super Metroid marque des points par sa conception intemporelle qui permet au joueur de réfléchir par lui-même plutôt que de le guider sans cesse.

Samus contre Mother Brain.
Samus contre Mother Brain.
Source : Nintendo

Genre : metroidvania original
Sorti sur : Super Nintendo
Anecdote : Super Metroid est le seul Metroid en 2D où Samus Aran peut utiliser le grapple beam.

52. « Doom » (1993)

Par : Philipp Rüegg, rédacteur senior chez Digitec Galaxus

Aucun autre jeu n’aura autant marqué les années 90. De la version shareware à la version complète qui attirait encore plus de démons sous le fusil de Doomguy, c’était l’objet d’échange le plus convoité dans les cours de récréation. L’action brute, la bande-son heavy metal qui résonne à plein volume et les graphismes spectaculaires ont fait de Doom un jeu tout à fait exceptionnel. Sa rejouabilité montre bien son niveau d’excellence pour l’époque. 30 ans plus tard, mettre en pièces des hordes de démons reste toujours aussi amusant.

« Doom » est sorti en décembre 1993. Un bien beau cadeau de Noël.
« Doom » est sorti en décembre 1993. Un bien beau cadeau de Noël.
Source : id Software

Genre : jeu de tir à la première personne
Sorti sur : MS-DOS
Anecdote : le nom du jeu vient du film La Couleur de l’argent où, lorsqu’on lui demande ce qu’il y a dans sa mallette de billard, Tom Cruise répond : « doom ».

51. « Resident Evil 4 » (2005)

Par : Simon Dick, critique jeux vidéo

Un forastero ! Ce quatrième volet a donné une nouvelle orientation à l’univers de la série et réinventé le genre en y apportant davantage d’action et une tension haletante. Dans l’arrière-pays espagnol, on rencontre des hordes sauvages qui nous hurlent dessus et vénèrent une secte à l’histoire un peu confuse. On se creuse les méninges, on frissonne d’effroi et, grâce à cette nouvelle perspective à la troisième personne, on se sent plus libres que jamais. Mention spéciale pour le marchand mystérieux (« Welcome, stranger! ») et l’insupportable fille du président qui manque cruellement d’autonomie. Grande !

« Resident Evil 4 » a pratiquement réinventé le jeu d’action à la troisième personne.
« Resident Evil 4 » a pratiquement réinventé le jeu d’action à la troisième personne.
Source : Capcom

Genre : survival horror, action-aventure
Sorti sur : GameCube
Anecdote : lorsque Léon essaie de regarder sous la jupe d’Ashley, la jeune fille le traite (à juste titre) de pervers.

50. « Super Mario Galaxy » (2007)

Par : Domagoj Belancic, rédacteur senior chez Digitec Galaxus

Près d’une décennie après que Nintendo a posé les bases des commandes 3D modernes avec « Super Mario 64 », le studio nous sort une nouvelle idée farfelue : Mario à la découverte de l’espace. Plus besoin de se plier aux carcans de la physique ! Notre plombier favori se retrouve tête en bas, saute d’une plateforme à l’autre dans une quasi-apesanteur et modifie la gravité en appuyant sur un bouton. Ce système de commandes n’aurait jamais dû fonctionner. Pourtant, Nintendo parvient à présenter un gameplay qui défie les lois de la physique de manière intuitive signant un nouveau chef-d’œuvre qui regorge d’idées farfelues.

Tant de créativité dans un seul jeu, il faut le voir pour le croire.
Tant de créativité dans un seul jeu, il faut le voir pour le croire.
Source : Nintendo

Genre : jeu de plateforme
Sorti sur : Wii
Anecdote : si on ne garde que les lettres du logo avec des étoiles brillantes, ça donne « U R MR GAY ». Sur le logo en anglais du film Super Mario Galaxy, le film, on peut lire « HE MR GAY ». Un message caché de la part de Nintendo ?

49. « Hollow Knight » (2017)

Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus

Avec un budget à peu près équivalent au chiffre d’affaires hebdomadaire du distributeur Selecta situé devant les bureaux de Digitec, Team Cherry a réussi à créer l’un des metroidvania les plus complexes de l’histoire du jeu vidéo. Si les jeux de ce genre étaient déjà surreprésentés en 2017, cela n’a pas empêché Hollow Knight de surclasser toute la concurrence avec brio. Carte, coups, améliorations, boss : tout cela a déjà été vu, mais rarement avec une telle perfection.

Pour ce système de commandes d’une précision redoutable, les développeurs se sont inspirés de la série *Mega Man*.
Pour ce système de commandes d’une précision redoutable, les développeurs se sont inspirés de la série *Mega Man*.
Source : Team Cherry

Genre : metroidvania
Sorti sur : Windows, PS4, Xbox One, Switch
Anecdote : Hollow Knight a été financé grâce à une campagne Kickstarter d’un objectif de 35 000 dollars australiens. Le studio en a finalement recueilli près de 58 000.

48. « Overwatch » (2016)

Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus

Un hero shooter avec des personnages oscillant entre le charme de Pixar et le cosplay : on est déjà sur un coup de maître. Grâce au génie narratif de Blizzard, ce jeu est sans doute devenu le tout premier jeu de tir multijoueur auquel on avait envie de jouer pour son histoire. Mais sur le champ de bataille, c’est une véritable valse des héros qui s’organise : qui contre qui, qui soutient qui, qui fait obstacle... Les cow-boys solitaires n’ont rien à faire ici : Overwatch est un vrai sport collectif.

« Ryūjin no ken wo kūrae! »
« Ryūjin no ken wo kūrae! »
Source : Activision Blizzard

Genre : hero shooter
Sorti sur : Windows, PS4, Xbox One, Switch
Anecdote : Overwatch est né des vestiges du MMO Titan, un projet sur lequel Blizzard avait travaillé pendant sept ans avant qu’il ne soit abandonné en interne.

47. « Call of Duty 4: Modern Warfare » (2007)

Par : Simon Balissat, chef de l’équipe de rédaction de Digitec Galaxus

Modern Warfare a été révolutionnaire à bien des égards. Le jeu a mis en scène la guerre dans un présent alternatif en n’hésitant pas à montrer des atrocités, comme des camarades ou des civils se faisant abattre, ce qui a fait grand bruit dans les médias. Le mode multijoueur, avec ses classes personnalisées et ses échanges de tirs rapides, a par ailleurs établi des références qui perdurent encore aujourd’hui.

« Call of 4 » réserve quelques moments choc.
« Call of 4 » réserve quelques moments choc.
Source : Activision Blizzard

Genre : jeu de tir à la première personne
Sorti sur : Windows, PS3, Xbox 360
Anecdote : Call of Duty 4: Modern Warfare a été le premier jeu de la série à recevoir la classification M (réservé aux adultes) aux États-Unis.

46. « Super Mario Kart » (1992)

Par : Kim Muntinga, rédacteur chez Digitec Galaxus

Avec Mario, Bowser, la princesse Peach, de petits karts et des peaux de banane, Nintendo a inventé un nouveau sous-genre : le fun racer. Doté de la technologie Mode 7 et d’un mode bataille, ce grand classique de la Super Nintendo restera dans les annales pour avoir su apporter une bonne dose de chaos aux courses de voitures. Tout le monde peut prendre le départ, jurer sur les autres joueurs, et se faire éliminer dans le dernier virage par une carapace rouge. Cruel à souhait.

« Super Mario Kart » : sponsor officiel des amitiés brisées depuis 1992.
« Super Mario Kart » : sponsor officiel des amitiés brisées depuis 1992.
Source : Nintendo

Genre : jeu de course « fun racer »
Sorti sur : Super Nintendo
Anecdote : à l’origine, Super Mario Kart devait être une version multijoueur de F-Zero.

45. « Tekken 3 » (1998)

Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus

Tekken 3 est un paradoxe, à la fois plus accessible et plus complexe que tous les autres beat’em up de l’époque. Plus accessible, car le simple fait d’appuyer frénétiquement sur les boutons donne vite l’impression d’être cool (dédicace à Eddie Gordo) et plus complexe, car le mécanisme d’esquive ajoute une dimension tactique au gameplay. Autres nouveautés, le mode « Tekken Force », pour aller jusqu’au bout du mode solo, et « Tekken Ball », idéal pour faire une petite pause.

« Round one… FIGHT! ».
« Round one… FIGHT! ».
Source : Namco

Genre : beat’em up
Sorti sur : PlayStation
Anecdote : au cours de la phase de conception, il existait un personnage saumon nommé Sake.

44. « Inside » (2016)

Par : Goran Saric, directeur chez Okomotive

Issu du studio Playdead, Inside est une expérience oppressante qui, sans un mot, raconte une histoire poignante de domination et d’exploitation. La bande-son et les graphismes minimalistes créent un sentiment de mélancolie presque palpable. Chaque énigme semble s’intégrer naturellement au jeu et les commandes sont précises. Le dernier tiers du jeu, particulièrement surréaliste, laisse le joueur complètement abasourdi. Inside est un titre court où chaque minute compte. C’est un incontournable pour les amateurs d’ambiance et de narration subtile, et selon moi, l’un des meilleurs jeux indépendants jamais créés.

Pas un mot.
Pas un mot.
Source : Playdead

Genre : jeu de plateforme casse-tête
Sorti sur : Windows, macOS, Xbox, PlayStation 4, Nintendo Switch, iOS
Anecdote : pour réaliser la bande-son, Martin Stig Andersen a transmis des sons de synthétiseur dans un crâne humain à l’aide d’un transducteur audio et d’un microphone de contact.

43. « Chrono Trigger » (1995)

Par : Kevin Hofer, rédacteur senior chez Digitec Galaxus

Quand on laisse carte blanche à Hironobu Sakaguchi, créateur de Final Fantasy, à Yūji Horii, génie derrière Dragon Quest, et au légendaire mangaka Akira Toriyama, on obtient Chrono Trigger, un jeu absolument unique. En collaboration avec le studio Squaresoft (aujourd’hui Square Enix), ces créatifs ont tout misé sur cette aventure et créé un jeu qui restera dans les mémoires et qui sert encore de modèle à de nombreux JRPG. C’est surtout l’intrigue complexe, avec ses personnages aux multiples facettes, qui a fait figure de révolution à l’époque. Plus de 30 ans après sa sortie, Chrono Trigger reste toujours aussi populaire.

Pas de JRPG qui se respecte sans feu de camp.
Pas de JRPG qui se respecte sans feu de camp.
Source : Squaresoft

Genre : JRPG
Sorti sur : diverses consoles
Anecdote : Chrono Trigger a été le premier jeu à proposer un mode « New Game+ » qui permet de recommencer une nouvelle partie en conservant son niveau et son équipement une fois le jeu terminé.

42. « Pokémon Or/Argent/Cristal » (1999)

Par : Domagoj Belancic, rédacteur senior chez Digitec Galaxus

J’adore les suites : elles permettent de corriger les défauts de l’original et d’enrichir et de perfectionner le jeu. C’est exactement ce qu’a fait la deuxième génération des jeux vidéo Pokémon. Game Freak y a ajouté pas moins de 100 nouveaux petits monstres et une nouvelle région de jeu (Johto). Cette deuxième génération propose également des fonctionnalités révolutionnaires telles que l’élevage de Pokémon, l’alternance jour/nuit et les Pokémon chromatiques. Vous vous souvenez de la fin du jeu ? Une fois l’aventure à Johto terminée, on retournait à Kanto, la région du premier jeu. Ah, c’était le bon vieux temps...

Ronflex risque de bientôt se réveiller.
Ronflex risque de bientôt se réveiller.
Source : Nintendo

Genre : JRPG
Sorti sur : Game Boy Color
Anecdote : Pokémon Or/Argent/Cristal est la dernière génération de jeux Pokémon à arborer le slogan « Attrapez-les tous ! » sur la jaquette.

41. « Portal 2 » (2011)

Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus

Énigmes astucieuses, IA impertinente ou mode co-op sympathique sur canapé : il y a de nombreuses raisons d’aimer Portal 2. Mais ce qu’on retient surtout, c’est la précision avec laquelle ce jeu de tir et de casse-tête parvient à réunir tous ces éléments pour offrir une expérience de jeu cohérente de 8 heures. Pas de moments superflus, pas de détails inutiles, rien que des bons moments élégamment présentés.

« Portal 2 » fait encore mieux que son prédécesseur.
« Portal 2 » fait encore mieux que son prédécesseur.
Source : Valve

Genre : puzzle shooter
Sorti sur : Windows, Xbox 360, PlayStation 3, macOS, Linux, Xbox One, Switch
Anecdote : au départ, Valve avait prévu une préquelle mettant en scène une nouvelle protagoniste et intégrant un mécanisme appelé F-Stop censé fonctionner sans portails. Le flop a été tel lors des tests que Chell, GLaDOS et les canons ont été rappelés d’urgence.

40. « Grand Theft Auto: Vice City » (2002)

Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus

C’est à peine croyable, mais Vice City n’est sorti qu’un an et six jours après GTA III. Malgré un développement éclair, le jeu est bien meilleur que l’opus précédent : plus de véhicules, plus d’armes, plus de missions, plus de tout ! Le tout est porté par une histoire captivante dont l’ambiance fait revivre les années 80 avec autant de charme que Miami Vice. Et comment oublier la bande-son qui s’inspire du principe des stations de radio du jeu précédent et propose une sélection de plus de 100 chansons issues de cette décennie, avec en point d’orgue une performance live de Phil Collins interprétant In The Air Tonight.

Tommy Vercetti était doublé par Ray Liotta (RIP).
Tommy Vercetti était doublé par Ray Liotta (RIP).
Source : Rockstar Games

Genre : action, monde ouvert
Sorti sur : PS2, Xbox, Windows
Anecdote : Rockstar Games a embauché le diable en personne pour programmer les commandes infernales de l’hélicoptère RC.

39. « Grand Theft Auto V » (2013)

Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus

3 garçons, 1 jeu : en 2013, Rockstar nous propose pas moins de trois protagonistes pour une narration à plusieurs niveaux, dans ce qui reste à ce jour le jeu GTA le plus varié. Toutes les fonctionnalités de GTA V mériteraient un article à elles seules. Je ne citerai donc ici que les éléments les plus marquants : un univers de jeu de 80 km², un mode en ligne si complet qu’il pourrait constituer un jeu à lui tout seul et une histoire qui vous occupera facilement plusieurs week-ends. GTA V est tellement riche que même après une centaine d’heures, on arrive encore à trouver un parc d’attractions, une épave sous-marine ou une mission secondaire délirante inédite. Aucun autre jeu de cette génération n’a redéfini le genre « bac à sable » avec autant de cohérence et aucun ne reste aussi rentable pour Rockstar grâce à GTA Online.

À ce jour, il s’est écoulé plus de 230 millions d’exemplaires de « GTA V ».
À ce jour, il s’est écoulé plus de 230 millions d’exemplaires de « GTA V ».
Source : Rockstar Games

Genre : action, monde ouvert
Sorti sur : PS3, Xbox 360
Anecdote : GTA Online génère chaque jour 1,3 million de dollars.

38. « Mario Kart 64 » (1996)

Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus

Si la Nintendo 64 n’a pas été une console particulièrement populaire, elle bénéficie aujourd’hui encore d’une fanbase très fidèle composée notamment de milléniaux qui associent cette boîte grise à leurs meilleurs souvenirs de jeux en multijoueur. Parmi eux, on retrouve notamment Mario Kart 64. On peut y jouer à deux fois plus de joueurs par rapport au précédent opus sur Super Nintendo, la mécanique de dérapage s’impose comme un élément central du jeu et la carapace bleue prouve bien que le désir de victoire est parfois plus fort que l’amitié.

La Nintendo 64 a été la première console à disposer en série de quatre ports manettes. *Mario Kart 64* a grandement influencé cette décision.
La Nintendo 64 a été la première console à disposer en série de quatre ports manettes. *Mario Kart 64* a grandement influencé cette décision.
Source : Nintendo

Genre : jeu de course « fun racer »
Sorti sur : Nintendo 64
Anecdote : dans la version japonaise, les panneaux publicitaires le long du circuit présentaient de fausses marques comme « Marioro », « Yoshi1 » ainsi que des parodies de Goodyear, Agip et des stations-service 76. Ces éléments ont été supprimés de la version américaine, le service juridique de Nintendo semblait avoir moins d’humour que les concepteurs.

37. « Deus Ex » (2000)

Par : Schimun Krausz, rédacteur spécialisé dans la pop culture pour RTS

Sans System Shock, pas de Deus Ex. Et sans Deus Ex, pas de BioShock, Dishonored ni Prey. Un quart de siècle plus tard, le côté grossier des graphismes saute certes un peu plus aux yeux qu’à la sortie du jeu, mais l’atmosphère de ce thriller techno-conspirationniste reste toujours aussi lourde que le protagoniste JC Denton après une bière (après tout, chaque bouteille redonne deux points de vie...). La liberté d’action et de décision dans les niveaux semi-ouverts, le doublage et surtout la bande-son phénoménale font de ce RPG d’action un classique certes un peu vieillot, mais néanmoins intemporel.

JC Denton dans les rues de Hong Kong.
JC Denton dans les rues de Hong Kong.
Source : Ion Storm

Genre : simulation immersive
Sorti sur : Windows
Anecdote : une version remasterisée est prévue, on ne sait pas trop pour quand. La sortie a été reportée, car les fans trouvaient que les graphismes rappelaient trop les remastérisations ratées de GTA.

36. « RimWorld » (2018)

Par : Kim Muntinga, rédacteur chez Digitec Galaxus

RimWorld n’est pas un jeu de construction, mais une machine à histoires dotée d’un humour sadique. Qu’il s’agisse d’un petit groupe de naufragés, d’un seul survivant ou d’une tribu entière : quiconque atterrit sur cette planète inconnue construit des huttes, tombe amoureux, perd la raison et apprivoise des animaux de compagnie avant de mourir d’une intoxication alimentaire. Tout semble se dérouler pour le mieux, et l’instant d’après, la moitié de la base est en feu. La simulation de colonie de Tynan Sylvester allie le chaos de Dwarf Fortress à une interface conviviale et transforme des situations anodines en drames qu’aucun auteur n’aurait pu imaginer. Ici, l’échec n’est pas une fatalité, mais une histoire à raconter.

« RimWorld » est le premier jeu de ce studio fondé en 2013.
« RimWorld » est le premier jeu de ce studio fondé en 2013.
Source : Ludeon Studios
  • Genre : simulation colonie
    Sorti sur : PC, PS4, Xbox One
    Anecdote : le nom RimWorld fait référence à la position périphérique et isolée de ce monde dans la galaxie.

35. « Command and Conquer : Alerte rouge » (1996)

Par : Rainer Etzweiler, freelance chez Digitec Galaxus

Pour moi, un jeu dans lequel Albert Einstein voyage dans le temps pour supprimer Adolf Hitler de l’Histoire est forcément gagnant. Ce que Westwood fait de cette prémisse délicieusement absurde est toutefois encore plus incroyable : dans cette chronologie réinventée, c’est l’Union soviétique de Staline qui, à la place des nazis, devient le bourreau de l’Europe. Et le rouleau compresseur rouge avance à toute vitesse, avec ses bobines de Tesla, ses chars Mammouth et une Tanya lourdement armée qui envoie les soldats dans l’au-delà en criant « Shake it, baby! » tandis que la marche infernale de Frank Klepackis résonne de manière si impitoyable que les pacifistes les plus convaincus auraient presque envie de s’engager. Un jeu de stratégie en temps réel dont le kitsch et l’accessibilité sont à la hauteur de la qualité.

« Command & Conquer » fait partie des nombreuses franchises d’EA dont on ne parle plus.
« Command & Conquer » fait partie des nombreuses franchises d’EA dont on ne parle plus.
Source : EA Games

Genre : stratégie en temps réel
Sorti sur : Windows, PSX, SEGA Saturn
Anecdote : la version allemande a été profondément remaniée en raison de la symbolique nazie et de la présence de soldats humains. Hitler a disparu de l’intro et tous les fantassins ont été transformés en cyborgs sans autre forme de procès.

34. « God of War » (2018)

Par : Domagoj Belancic, rédacteur senior chez Digitec Galaxus

Peu de franchises de jeux vidéo parviennent à se réinventer complètement. God of War a réussi ce pari en 2018. Le réalisateur Cory Barlog a transformé une série de jeux sans intérêt en un véritable tourbillon d’émotions à la narration digne d’Hollywood. Kratos a quitté la Grèce pour le Grand Nord. Désormais papa, il doit s’occuper de son fils Atreus, ce qui a d’ailleurs conduit les fans à surnommer le jeu Dad of Boy. Si notre héros a mis un terme à sa carrière consistant à tabasser des dieux et à leur arracher la tête, il se voit à nouveau contraint de laisser parler ses poings (et sa hache nordique). Tout simplement l’un des meilleurs jeux PlayStation.

Kratos atteint de nouveaux sommets sur PS4.
Kratos atteint de nouveaux sommets sur PS4.
Source : Sony

Genre : action-aventure
Sorti sur : PS4
Anecdote : Terrence C. Carson, la voix off des anciens jeux God of War, a été remplacé par Christopher Judge pour cette nouvelle version qui a été réalisée avec des prises de vue en capture de mouvement (Christopher Judge a la même carrure que Kratos). Terrence C. Carson fera son retour pour les remakes de l’ancienne trilogie (date de sortie inconnue pour l’instant).


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Au début des années 1990, mon frère aîné m’a légué sa NES avec le jeu « The Legend of Zelda», déclenchant ainsi une obsession qui perdure encore aujourd’hui.


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